Nous venons  de recevoir une plainte venant des populations du Guidimakha, dans le département Ould Yengé, qui est adressée aux directeurs de trois operateurs téléphoniques du pays. Il s’agit de Mauritel, Mattel et Chinguitel. La plainte dénonce la mauvaise qualité du réseau, voire le vol de crédits à cause du manque de réseau. La rédaction du site Guidumakha.com constate  malheureusement cette situation qui perdure depuis plusieurs années alors que le téléphone est devenu une nécessité dans la vie au quotidien. La plainte dénonce en cas d’urgence, les populations sont livrées à elles-mêmes, elles ne peuvent joindre l’administration faute d’un réseau opérationnel.

Selon la plainte, il est préférable d’avoir le puce téléphonique des pays voisins : Maroc, Algérie, Mali ou Sénégal, qui ont orange comme fournisseur plutôt que d’avoir Mattel, Mauritel ou Chinguitel. L’état doit mettre fin à cette arnaque publique des consommateurs Mauritaniens, les antennes téléphoniques sont là, mais,  ne fonctionnent jamais. Vous pouvez être à zéro mètre d’une antenne et avoir zéro réseau. C’est plus qu’aberrant.  Il semble que ces operateurs ce sont mis d’accord pour payer des amendes au lieu d’entretenir leurs réseaux. Certains  soupçonnent les operateurs d’une entente cordiale sur le dos des consommateurs de la non concurrence en fixant des prix presque pareils partout. La libre concurrence devrait être sur la performance de réseaux, ce n’est pas le cas dans le Guidimakha. Voila qui nous amène à se poser des sérieuses questions.

Commentaire chapeau de la rédaction Guidumakha.com,  Bonne réception   

La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S) exprime sa vive préoccupation suite à l'alerte lancée par  l’organisation IRA-Mauritanie sur un possible blanchiment d’un cas avéré d’esclavage en cours, à Aïn Varba, une localité de la région du Hodh  El-Gharbi, qui est  à  800 km  de Nouakchott, la capitale Mauritanienne.  Nos inquiétudes sont encore vives et légitimes en ce sens que le communiqué d’IRA Mauritanie évoque une éventuelle complicité de certains magistrats, qui auraient tendance à couvrir des actes odieux de l’esclavage.

En effet,  tel qu’il ressort de la déclaration IRA-Mauritanie en  date du  10 novembre 2021 :

 « Le magistrat en question, Mohamed Abdallahi Ould Ahmedou écouta les parties présentes, en l’occurrence le présumé fauteur Cheikhna Ould Chehlawi, la victime Mariem Mint Cheibani et ses deux rejetons. La cadette Salka, encore mineure selon une vidéo fameuse qui circule sur internet, a été donnée en guise de cadeau de mariage, par Cheikhna Ould Chehlawi, à sa propre fille Selemhe; la  mère de Salka confirma au parquet les faits et les griefs . Depuis des années,  cette femme ,  bénéficiaire du de la traite  humain, fait travailler l’enfant, chez elle, à Nouakchott.

Or, le Procureur de la république, en vertu des réflexes habituels qui consistent à octroyer l’impunité aux groupes dominants, fit ramener la petite Salka, de Nouakchott à Aïoun mais ignora sa maîtresse, Selma Mint Chehlawi. Pire, il entérina les allégations mensongères selon lesquelles l’ainée des deux esclaves - de son prénom Cheikhna, suivant le vœu du maître - serait majeure, ce qui expliquerait sa présence au service de ce dernier. Il importe de noter, ici, que les filles et leur maman ne possèdent aucune pièce d’état civil ; cependant, la mère aurait été enrôlée mais ne jouirait de ses papiers d’identité que par la volonté de son bourreau : elle en userait les jours de scrutin ou lors du retrait des vivres, au titre de la prévention des risques de famine. Bien entendu, Cheikhna Ould Chehlawi veille à récupérer le fruit puisque Mariem Mint Cheibani lui appartient.

Alerte Mauritanie : Recel et blanchiment d’esclavage, en cours

Aïn Varba est une localité de la région du Hodh occidental, à environ 800 au sud-est de Nouakchott, la capitale. Le chef-lieu est Aïoun. L’endroit s’est fait connaitre par des violations de la dignité de la personne quand, en 2011, Ira-Mauritanie (Ira-M) y découvrait des pratiques d’esclavage domestique et selon ascendance, avec des ramifications dans d’autres villes. A l’époque, les militants de l’organisation furent copieusement torturés, sur place, sous les ordres du commandant de la brigade de gendarmerie.

 

10 ans après, un dignitaire de Aïn Varba, le sieur Cheikhna Ould Chehlawi, y a hérité de servants et de servantes, issus de rapts perpétrés, du vivant de son père, contre des noirs, natifs du périmètre alentour.

 

A la suite d’une pré-enquête vigilante, une mission que conduisent Abdallahi Abou Diop, responsable de la commission de défense des droits humains et Laghdaf Ould Neemeu membre du Comité de paix quittait Nouakchott, le 6 novembre, en direction du lieu-dit. Ils bénéficieront de l’appui des bureaux locaux de l’association, à Tintane et Aïoun, avant d’approcher la victime, Mariem Mint Cheibani. En compagnie de cette dernière, la délégation se rend, à Aïn Varba, deux jours après, afin de déposer plainte, auprès de la gendarmerie. Le commandant de brigade a tergiversé et traîné avant d’accepter de recevoir la déposition de la plaignante et d’enregistrer sa requête. La gendarme procéda, alors, à une investigation hâtive puis décida le déferrement du dossier, le 10 novembre courant, devant le Procureur du tribunal compétent, à Aïoun.  

Guidimakha le 11 juin 2021

-A son Excellence le premier ministre Mohamed Ould Bilal;

-Son excellence le ministre de l’intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug;

- Le commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire;

-Le président de la commission nationale des droits de l’homme (C.N.D.H),

 

Objet : Plainte contre le préfet du département de Ghabou Guidimakha.

 

Très chers responsables de l’administration territoriale et des droits de l’homme;

Je m’appelle Mohamed Jiddou, Coordinateur régional d’IRA- section Guidimakha.

Par cette présente, je vous informe que hier 10 juin 2021, le préfet (Hakem) du département de Ghabou, M. Mohamed Lemine Ould Khadre nous a traités de tous les mots sales d’impolitesse caractérisée dans son bureau. J’étais accompagné d’un compatriote Soninké, ressortissant du village de Coumbandao, répondant au nom de DIARRA Saje Fodie un cultivateur. Je l’ai accompagné dans ses démarches puisque ne sachant ni lire, ni écrire dans sa demande d’autorisation d’exploitation d’une terre agricole qu’il cultive depuis plusieurs générations selon le décret no 2010-080 du 31 mars 2010. Cette demande devrait commencer dans le bureau du préfet pour remonter sa hiérarchie administrative. Le préfet refusa catégoriquement de prendre en charge la demande sans raison.