L'impunité  est la racine de tous les conflits et troubles dans le monde. Le nouveau gouvernement est en place, prêt à travailler, j'attire l'attention du premier ministre et les ministres ci-dessous qui sont concernés  sur la situation dramatique de la région du  Guidimakha, qui a été causée par leurs prédécesseurs. Il est plus qu’urgent d'agir pour rétablir la justice bafouée dans cette localité. 

 

 Messieurs les ministres, 

 

ISMAÏL OULD BEDDA OULD CHEIKH SIDIYA, premier ministre, 

Dr. Haïmouda Ould Ramdane, ministre de la justice, 

-Dr. Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation,

Dy Ould Zein, ministre du développement rural,

Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel,

Monsieur Hacenna Ould Boukhreïss,  commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et des relations avec la société civile,

 

Le Guidimakha vit une situation chaotique, désastreuse, situation liée aux coutumes esclavagistes de  l’antiquité. Des citoyens sont dépossédés de leurs terres pendant la saison hivernale sous le  fallacieux prétexte qu'ils rejettent l'esclavage des chefs coutumiers dans les  villages alors que c'est leur seul gagne pain pour survivre.

Interview du Docteur Mohamed Yahya Ould Ciré  président de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) avec le journal Le Point Afrique: « L’État mauritanien s’oppose à la libération des esclaves »

 

« La Mauritanie compte un nombre d’esclaves très important. Quasiment la moitié de la Mauritanie est réduite soit directement, soit indirectement à l’esclavage, c’est une situation grave. »

 

Ci-dessous, les  observations finales du Comité des droits de l’homme des Nations Unies concernant l’esclavage en Mauritanie  datant le 25 juillet 2019 à propos de l’esclavage.

Le Comité reste préoccupé par :

 

  1. a) La persistance de situations d’esclavage et de préjugés solidement ancrés dans certaines traditions à ce sujet ;

 

  1. b) L’absence de données permettant de mesurer l’étendue de cette pratique;

 

Communiqué d'alerte

 

Guidimagha/Mauritanie - La complicité des autorités régionales avec le régime féodalo-esclavagiste soninké : Encore un emprisonnement injuste et abusif à Sélibaby]

 

Nous apprenons ce soir, la mise en détention de Monsieur Boundaouda Ali Sidibé connu aussi Samba Ali Sidibé à la prison de Selibaby dans la région Sud Mauritanien. Depuis 3 mois, ce militant anti - régime discriminatoire et ségrégationniste de la féodalité soninké fait face un acharnement administratif et judiciaire dans son village Agoinit dans la commune d'Ajar. Un clan féodal appelé gangari instrumentalise certains assignés  comme Esclaves statutaires pour sévir et contrer les citoyens qui refusent le statut d'Esclaves dans la communauté. Monsieur  Sidibé âgé d'une soixantaine d'années fait partie de l'engagement citoyen et humaniste Ganbanaaxu Fedde pour l'égalité en DROIT et en Dignité.

Comment s’opposer à un holdup électoral en ayant peur de manifester pour ne pas ramasser des coups de matraques, grenade lacrymogène voire des balles perdues dans la rue? Comment se faire entendre par un état pour libérer les militants de l’opposition arrêtés arbitrairement, lever l’état de siège où transmettre ses doléances à l’autorité publique sans un contact, échange, rencontre ou dialogue avec cette même autorité ? Quel genre de combat va mener les opposants au pouvoir en Mauritanie maintenant ?

 

Quelle arme dispose aujourd’hui l’opposition face à un régime qu’elle accuse d’un Holdup électoral ? Certains opposants ont fermé leurs portes, bientôt suivront leurs fenêtres pour s’isoler définitivement. Certainement, retour à la vieille méthode, ces fameuses négociations clandestines en cachette avec le pouvoir sur le dos des électeurs. Voila la grande traîtrise qui se dessine petit à petit tout doucement. Faire du bruit pour ne rien dire, qui ne sortira pas les mauritaniens dans la crise postélectorale. Il faudra sortir de l’opposition dans mon salon, dans les médias ou réseaux sociaux.

 

Si vous n’installez pas un bras de fer par la rue ou par le dialogue, croyez-vous se faire entendre avec ces coups de gueules médiatiques, versant des larmes qui font rire le pouvoir? On ne combat pas un pouvoir avec des sentiments, bien au contraire, il faudra créer une situation qui débouche vers un bras de fer politique en permanence sur le terrain avec son adversaire. Certains petits malins pensent que c’est aux medias de mener la bataille à leur place.