Monsieur le Président de la Transition de la République du Mali,  Son Excellence le Colonel Assimi GOÎTA

Objet: Demande d'adhésion au sein du Conseil National de Transition de la république du Mali d’un  représentant de la C.C.E.S 

La Coordination Contre l'Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S) est une Synergie composée de plusieurs organisations africaines et panafricaines qui ont pour but essentiel  d'éradiquer l'Esclavage et ses pratiques assimilées partout en Afrique.

L'opinion nationale et internationale sait l'implication sans retenue de l'ong PANAFRICAINE WARABA D’AFRIQUE, une des membres de notre coordination dans des actions d’envergure pour condamner les sanctions prises par la cedeao contre le peuple Malien injustement.  

 

La situation au Mali nous inquiète et nous a conduit à interpeller votre bienveillante attention , car , ces dernières années, l'Esclavage par ascendance dans la région de Kayes a pris une autre tournure qui a mis dans l'eau tous  les efforts de l’état malien depuis l’indépendance, les forts  des organisations de défense des droits de l'homme tant nationale qu'internationale, ainsi que les efforts des experts des droits de l'homme des Nations Unies pour le Mali. 

 

Nous avons assisté le 20 septembre 2020 au drame de l'assassinat de 4 de nos militants anti-esclavagistes dans la région de Nioro dans le village de Diandioumè et des milliers de déplacés en interne en  majorité des femmes et des enfants  qui sont livrés à eux-mêmes actuellement. A la suite de ces crimes, nous attendons un jugement sans circonstances atténuantes pour les auteurs de cette barbarie digne de  l’époque médiévale. 

 

Nous saluons les circulaires du Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme en vue de prendre en considération les infractions liées à cette pratique de l'esclavage par ascendance malgré l’absence d’une loi pénalisante le crime de l’esclavage et ses séquelles. 

 مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA-RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001

Mauritanie : du deux poids, deux mesures à l’instigation de la discorde

Note d’alerte

17 mai 2022

 

  1. Depuis une semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux où un sieur Khattri Ould Djé, réclame l’emprisonnement du député Biram Dah Abeid et de monsieur Samba Thiam, leader des Forces progressistes du changement (Fpc), ex- Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam). La séquence, très provocatrice, suscite l’indignation dans les milieux défavorisés, en particulier les descendants d’esclaves noirs, d’origine subsaharienne. Beaucoup de jeunes issus de ce terreau réagissent mal au discours car l’auteur y humilie la communauté des Hratine, qu’il prétend soigner, nourrir et préserver du règlement de la Diya, la compensation légale de l’homicide.

 

  1. C’est dans ce contexte de libération de la parole réactionnaire, que Mohamed Yislem, né en 1985 à Rosso, réagira aux déclarations du susdit, non sans en démentir les allégations, arguments, accusations et incitations à la violence de caste. Le samedi 14 mai 2022, à 10 h, Mohamed Yislim est capturé par des policiers du commissariat de Elmina 3 (commune populaire de la capitale), en uniforme. Il y reste 24 heures, avant le transfert vers un lieu non identifié, selon son père qui le cherchait, partout.

 

L'esclavage par ascendance au Guidimagha : Note de presse sur le verdict injuste à Selibaby à l'encontre de Madame Maimouna Cissoko de Diaguily

Ce 13 mai 2022, au tribunal de Selibaby, un verdict inadmissible y est sorti sur l'affaire de Diaguily concernant la militante antiesclavagiste Maimouna Cissoko et d'autres dames du camp féodalo-esclavagiste soninké du village. Depuis plusieurs semaines une actualité liée aux mentalités féodales et esclavagistes secoue les milieux soninkés du Guidimagha avec une hystérie haineuse d'extrémistes féodaux contre une mère de famille de 48 ans. Madame Maimouna Cissoko a été harcelée, agressée et les alentours de sa maison incendiés, à cause d'un seul motif ; avoir dénoncé les coutumes esclavagistes dans la communauté qui affectent son groupe social d'appartenance. Quelques femmes issues de la féodalité villageoise de Diaguily ont été montées et téléguidées pour s'en prendre sans cesse à la dame d'origine malienne avec d'évidentes complicités administratives et judiciaires dans la région du Guidimagha. Ainsi par la suite les autorités ne voulant pas assumer leurs responsabilités pour garantir la sécurité de la militante antiesclavagiste, la judiciarisation de l'affaire s'est soldée par ce verdict injuste qui encourage les agissements inhumains et agressifs de milieux défenseurs de l'esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

Par ce verdict, elle et celles qui l'ont agressée chez elle à de nombreuses reprises, écopent étrangement de 2 ans d'emprisonnement avec sursis. Et de plus, elle est interdite de séjourner pendant 3 ans sur l'ensemble du département de Ghabou (Diaguily fait partie). Le verdict précise qu'un non-respect de cette mesure coercitive socialement inhumaine, mènerait à son expulsion de la Mauritanie pour une durée de 5 ans. Séparée de son mari et de ses enfants, madame Maimouna Cissoko subit comme d'autres avant elle au Guidimagha, des décisions judiciaires tordues concernant les affaires liées à l'esclavage coutumier dans la communauté soninké.

Les remous sociaux liés à l'esclavage par ascendance au Guidimagha : Les graves implications du député de l'UPR Sidney Sokhna [Détails]

Les membres et les familles Soninkés qui se libèrent des coutumes discriminatoires de l'esclavage par ascendance au Guidimagha, subissent depuis bientôt 6 ans d'innombrables pressions sociales, administratives et judiciaires. Dans la communauté soninké, un ordre féodalo-esclavagiste y règne avec de graves violations à l'encontre de citoyens qui n'aspirent que vivre dignement sans les anachronismes sociaux d'une époque révolue.

Ainsi notre engagement pacifique d'éveil humaniste et citoyen est contré par diverses manœuvres fallacieuses ourdies par les milieux réactionnaires défenseurs d'un statu quo sociétal inégalitaire et injuste.

Parmi ces milieux féodaux mobilisés qui sapent l'État de droit et la dynamique manifestée solennellement par le président de la République son excellence Monsieur Mohamed Ould El-Ghazouani lors de son discours de Ouadane et celui du président de l'Assemblée nationale Monsieur Ould Baya, au Guidimagha il y'a ceux qui font l'apologie d'esclavage via les réseaux sociaux et leurs soutiens cadres dans les rouages de l'État.