C'est avec optimisme   que nous avons appris la  décision sage  des Etats-Unis d’Amérique  à retirer le statut de partenaire commercial privilégié avec la Mauritanie  en raison de la persistance des pratiques du « travail forcé » et d’« esclavage héréditaire ». Qui ignore cette cruelle réalité en Mauritanie actuellement ? 

 

Le  retrait sera  effectif au 1er janvier 2019, qui a été décidé  par le président Donald Trump à l’occasion de la révision annuelle du programme AGOA (Africa Growth and Opportunity Act, « loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique »), selon le bureau du représentant au commerce des Etats-Unis. Ce retrait est à saluer, car, les populations ne sont pas bénéficiaires de ses avantages commerciaux. Seul Mohamed Ould Abdel Aziz, la junte militaire et leurs entourages profitent  de ces avantages commerciaux. C’est idem sur les accords de pêche entre l’Union Européenne et la Mauritanie, la manne économique du pays est  pillée par une petite minorité d’hommes et femmes sans scrupule. 

 

La dictature ne comprend que la force des sanctions, le gel  des avoirs,  il n'est secret pour aucun dirigeant au monde  qui se respecte que la junte militaire au pouvoir ne combat pas l'esclavage ni la  discrimination raciale qu'elle érige en mode de bonne gouvernance et se bombe le torse sur des ragots et mensonges d’état. 

1. La cause haratine est sacrée


Il faut la mettre au même niveau que l’indépendance d’un Etat, la souveraineté ou la libération d’un peuple. Elle est un fait non négociable. En effet, le groupe haratine ne peut et ne doit renoncer à sa liberté et l’égalité avec les autres composantes du peuple mauritanien.

2. L’identité haratine

L’identité haratine doit être revendiquée chaque fois que besoin est. Cette attitude a un double avantage. D’une part, elle prouve la fierté d’appartenir à ce groupe social que constituent les Haratine. D’autre part, elle démontre le fait d’être débarrassé du complexe d’infériorité lié au statut de l’esclave (Abd) et du hartani (affranchi).

3. La solidarité entre les Haratine

Une solidarité au sein du groupe haratine s’impose. Le système esclavagiste place ses victimes dans une situation d’isolement et de vulnérabilité. Il faut donc, à l’opposé, créer une solidarité entre les Haratine face à toutes les épreuves, à l’image de la solidarité entre les Maures et au sein de leurs tribus. Cette tâche est difficile pour des victimes mentalement aliénées. Cependant, les militants haratine doivent surmonter ces entraves. Puis, par la conscientisation de masse, parvenir à créer cette idée de solidarité entre tous les Haratine.

4. L’engagement par l’action

Tant que la liberté n’aura pas été obtenue ainsi que les droits y afférents, il convient de mener le combat par tous les moyens. Les exemples sont nombreux: dénoncer un cas d’esclavage avéré, prendre une photo et la poster sur les réseaux sociaux, contribuer à l’instruction des haratine dans une école ou en dehors, écrire dans un journal, conscientiser un individu ou un groupe victime de l’esclavage. Toutes ces contributions sont des facteurs de prises de conscience qui, à la longue, mènent à la libération.

5. La reconnaissance constitutionnelle

Cette reconnaissance constitutionnelle de la communauté haratine est une revendication fondamentale. Toutes les communautés (Arabe, Pular, Soninké, Wolof) sont reconnues sur le plan ethnique et/ou culturel. Pour une question d’égalité, cette reconnaissance s’impose. L’abolition de l’esclavage doit avoir pour conséquence non seulement la fin de l’asservissement mais aussi une reconnaissance officielle de la communauté haratine. De plus, la reconnaissance constitutionnelle de la communauté haratine est inséparable de l’égalité raciale. En effet, l’esclavage maure en Mauritanie a un caractère racial puisqu’il ne touche que la population noire.

6. L’engagement des militants haratine dans les partis politiques

Les militants haratine doivent s’engager dans les partis, autres que ceux dirigés par les haratine. Si les partis, en question, prennent en compte l’esclavage, l’engagement consistera à renforcer cette position par les idées et la sensibilisation. Dans le cas contraire, l’action est d’introduire l’esclavage comme objectif du parti choisi et être l’animateur idéologique en son sein.

La Mauritanie traverse, en cette période charnière, le contexte politique le plus sombre de son histoire. On se retrouve réellement et sans commune mesure devant le fait du Prince ! Et le Prince ici c’est le président Mohamed Ould Abdel Aziz, venu au pouvoir par un double coup d’état militaire. Au nom d’une mégalomanie sans précèdent dans l’histoire politique de ce pays, il changea la constitution, les institutions, la valeur monétaire – qui cache en réalité une dévaluation-, le drapeau du pays, l’organisation administrative et j’en passe. Cependant, ce changement n’est pas organisé pour la postérité et encore moins pour répondre à une demande sociétale, mais pour asseoir un pouvoir tentaculaire à la veille d’une fin de mandat chaotique.

 

Que dire de cette constitution taillée et retaillée sur mesure afin de maintenir le régime militaire instauré depuis 1978. Ce régime militaire dont les fondements s’inscrivent dans une politique esclavagiste, raciste, ségrégationniste et extrémiste. C’est ce régime qui a accentué et perpétué la division de la Mauritanie en deux compartiment, les noirs et les arabo-Berbères. L’épuration ethnique de 1989, appelée pudiquement et de façon incommodante, les événements de 1989, a été la plus grave violation des droits humains qu’a connu la Mauritanie. Arrestations arbitraires, emprisonnements, tortures et tueries de masse tel est le sort réservé aux noirs de Mauritanie.

 

Enseignants, administrateurs civils, militaires hommes d’affaires ont des noirs ont étés chassés, exiles par la force, torturés et tués parce qu’ils étaient Noirs mauritaniens.

Aujourd’hui, la responsabilité de l’État doit être engagée dans ce génocide à l’encontre des Noirs de Mauritanie. Par ailleurs, dans ce pays cosmopolite avec des composantes culturelles différentes, qui devraient en faire la richesse, nous sommes devenus la risée du monde libre à cause de la persistance des pratiques esclavagistes.

 

 

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie

Jamal Khashoggi, chevalier du renouveau !

Le 2 octobre 2018, le journaliste Jamal Khashoggi – très critique des autorités saoudiennes, se rend au consulat de son pays, à Istanbul, où il avait pris rendez-vous en vue d’obtenir un document requis pour son remariage. Sa compagne l’attendait dehors.

 

Malgré les condamnations tous azimuts, les autorités saoudiennes, pendant quelques jours, gardent un «silence» de culpabilité, avant de déclarer que M. Khashoggi est ressorti du bâtiment, après ses formalités.  

 

Selon des responsables turcs, Jamal Khashoggi a été bel et bien été tué, voire dépecé, dans le consulat, grâce à la célérité d’une équipe de Saoudiens, arrivés à Istanbul, par vol et repartis ainsi, le jour même. Le Washington Post, citant un responsable américain, précise : « Le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses, avant son transfert, en avion, hors du pays".