On s’était posé la question,  qu’est ce que M. Sideney Sokhona est allé faire au Guidumakah ce 06 mars 2018 ? On le sait maintenant,  il s’est accaparé de la tribune officielle, monopolise la parole,  lui qui est incapable de rassembler une bonne dizaine de citoyens aujourd’hui dans la région. Puis qu’il a trahis, déçus les populations  depuis plusieurs décennies. Ce personnage ne suscite plus aucun intérêt pour les ressortissants du Guidumakha, il  a profité de cette journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles, initiée par les autorités Mauritaniennes, sous l’étiquette d’un conseiller du président de la république, pour rallumé sa verve  nationaliste soninké afin de diviser les populations en communauté et caste à l’aube des futures élections.

 

 Une atteinte grave indigne d’un haut cadre de l’administration à l’unité nationale au nez et à la barbe de tout le monde. Il a trimballé dans ses délires nationalistes « anti-maures » clairement,   le commissaire aux droits de l’Homme et à l’action humanitaire, M. Cheikh Tourad Ould Abdel Maleck, une connaissance de longue date au temps Ould Taya ; certainement pour tronquer les conclusions finales de cette journée. Pour rappel, M. Cheikh Tourad était l’homme qui portait le sac de Sokhona lors des missions sur les droits de l’homme à l’extérieur pour berner la communauté internationale sur la réalité de l’esclavage et le racisme d’état en vigueur en Mauritanie.  

 Voila les propos qu’il a tenu en soninké : « Un certain comportement est un pêché selon Sidney Sokhona « Haram », car, dire que  je ne prie pas derrière celui-là, parce qu’il est ceci ou cela, est faux, anti-islamique, ce n’est pas un comportement musulman. Mais cela ne doit être par la force ni par des querelles, comme du genre, pousse toi, tu ne connais rien, je me mets à ta place, non, ce n’est pas comme ça, il faut s’asseoir et discuter. Il y a beaucoup de grands villages soninké, je l’ai même dit en France,  on dit souvent qu’un tel est le grand marabout du village alors qu’il n’est même pas instruit.

 

Mais, pour que les uns restent sous la domination  des  autres (onan toxi mé kitou), nous disons qu’il faut conserver  cette tradition entre nous. Faites attention là encore, car,je l’ai dit en France récemment,  quand on ouvre la porte à tout celui qui est instruit, qui maitrise les sciences islamiques, « érudit, savant, théologien..», bientôt, toutes nos mosquées seront dirigées par des maures, car, ils sont plus instruits que nous, donc abandonnons cette idée au risque de notre peril….. »  

 

En réalité, M. Sidney Sokhona ne devrait même pas s'exprimer lors de cette journée du 06 mars 2018, qui est initiée par les autorités Mauritaniennes pour nous dit-on lutter contre l'esclavage et ses séquelles. Ce n’est pas dans son département.

 

Les prises de la parole devraient se limiter aux responsables du commissariat aux droits de l’homme, la commission nationale des droits de l'homme, l'agence Tadamoun, les ONG de la société civile de défenses des droits humains, pis, prendre les témoignages des victimes de l'esclavage et  ses séquelles. Mais hélas, M. Sidney Sokhona a transformé cette journée mémorable en un meeting politique avec un double langage sectaire. Ce qu'il dit en français, est le contraire de son discours langue Soninké pour encourager cette communauté à conserver leurs traditions coutumières ancestrales esclavagistes.

 

Pire, il s'est permis de s'asseoir, minimiser la loi, d’écarter la loi au détriment de coutumes esclavagistes, il n'a pas dit un mot sur la loi qui incrimine l'esclavage et ses séquelles en soninké, qui est  pourtant  à l'origine de la journée. C'est cas même grave. Sidney Sokhona pense également, dans le Guidumakha, il n'y a que les soninké, ce qui est faux, ils ne sont pas plus nombreux que les Haratine sans parler des peulh. M. Sokhona se croit où là ? Il faut arrêter ces délires. 

 

 

Vidéo de son audio : https://www.youtube.com/watch?v=EyIsbU426Jo&feature=youtu.be

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