« Dieu a fait qu’ils voulaient me faire beaucoup de choses qui n’ont pas marché. Ils ont emmené un groupe électrogène, ils l’ont branché  pour m’électrocuter, ceci après m’avoir suspendu, en liant mes mains aux pieds par derrière le dos, mes vaines se sont coupées, je perdais du sang sans soins, les coups pleuvaient sur mon corps ensanglanté, j’ai été présenté devant le procureur et le juge au tribunal pendant que je saignais du sang des mains et aux pieds, je pissais du sang dans le tribunal. Nos tortionnaires étaient des hauts gradés, des commissaires, certains parmi eux, ont refusé en disant qu’ils attendent un document signé de la hiérarchie, qui les autorise à torturer des militants  IRA.  Ceci s’est passé ici à Nouakchott, vers la première compagnie du 4ème,  il y a une prison secrète là-bas, même certains policiers ignorent l’existence de cette prison secrète. Ils avaient l’intention d’introduire le tuyau d’un suppresseur dans mon derrière, ils avaient oublié la clé à mollette au garage mécanique.

 

Ils voulaient que je leur dise, moi Moussa Bilal Biram,  j’étais à la Gazra  Bouamatou, j’ai été envoyé par Diop Amadou Tidjane, c’est moi qui a brûlé les véhicules de la police, je demande pardon au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz devant la cameras de la police en plein ramadan 2016. On ne connait pas la Gazra  Bouamatou et on n’a jamais été sur le lieu. M. Diop Amadou Tidjane, vice-président IRA lors des heurts de la police avec les pauvres  de la Gazra  Bouamatou nous a appelés alors qu’on était à la plage pour régler un autre problème. M. Diop nous demande de se rendre sur le lieu parce qu’il y a un problème là-bas, on l’a promis de s’y rendre une fois libre. M. Diop Amadou Tidjane rappelle 30 minutes après avec insistance en nous mettant la pression, on a senti que cette pression n’est pas normale. On s’est dit logiquement, c’est à la coordination IRA de s’occuper du problème non Diop, parce qu’il ne participe à aucune activité de l’ONG. Voila pourquoi, on s’est jamais rendu sur le lieu, la police ne peut sortir aucune image de notre présence dans ces heurts avec les pauvres du bidonville Gazra Bouamatou. On n’a été arrêtés chez nous sans savoir pourquoi et torturés  sauvagement……. »

  Cette innocente petite fille heureuse de retrouver l’affection de son père avec un grand sourire, dont elle a été séparée durant 2 ans sur du mensonge, faux et usage de faux, pourtant, on nous force à croire qu’on vit dans une république islamique pendant qu’on torture, tue des citoyens en plein ramadan, un père exemplaire qui a payé le prix fort de son engagement pour clamer un  avenir meilleur  de ses enfants. Voila son seul crime commis.

  

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=XLM1xV6Q14w&feature=youtu.be

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