SOMMAIRE

PRÉAMBULE.. 3

ÉTAT DE DROITS ET INSTITUTIONS. 4

  1. Droits fondamentaux garantis. 4
  2. Indépendance de la Justice. 4

III.  Accès à la justice. 4

  1. Reforme procédurales. 5
  2. Dossier des exécutions extrajudiciaires contre les populations noires (1989 – 1991) 5
  3. Traite des êtres humains et esclavage. 5

VII.                                                                                                     Exécution des peines. 5

  1. Relations entre l’État et l’Armée. 5
  2. Médias. 5
  3. Indépendance et pluralité́ des médias. 5
  4. Promotion de la diversité́ et de la qualité́ des médias. 6

III.  Administration transparente et ouverte aux médias. 6

  1. Société civile. 6

FONCTION PUBLIQUE.. 6

  1. Continuité de l’action de l’État et séparation de l’administration publique et des partis politiques. 7
  2. Formation des fonctionnaires et de hauts fonctionnaires de l’État – Institut national de l’administration publique. 7

PROTECTION ET PROMOTION DES DROITS DE L’HOMME.. 7

  1. Conférence nationale de justice transitionnelle. 8
  2. Protection et promotion des Droits de l’Homme. 8
  3. Immigration, réfugiés. 8
  4. La double nationalité. 8

BONNE GOUVERNANCE.. 8

  1. Lutte contre la corruption. 8
  2. Transparence. 9
  3. Finances publiques, Budget et Trésor 9

DIPLOMATIE ET LA COOPERATION INTERNATIONALE.. 9

  1. Conventions bilatérales, multilatérales et internationales. 9
  2. Coopération économique. 9
  3. Défense. 9

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, COMPETITIVITE ET DEVELOPPEMENT DURABLE.. 10

  1. Pour un développement de qualité́. 10
  2. Aménagement du territoire. 10
  3. a) Les infrastructures. 10
  4. b) Urbanisme. 11
  5. Industrie. 12
  6. Industries extractives. 12
  7. Industries productives. 13
  8. Artisanat 13
  9. Agriculture. 13
  10. Autosuffisance alimentaire. 14
  11. Ressources halieutiques. 14
  12. Tourisme. 14
  13. Professionnalisation du secteur du tourisme. 15
  14. Le contexte règlementaire. 15
  15. Environnement 15

TRAVAIL ET EMPLOI 16

  1. Droit du travail 16
  2. Création d’emplois. 16
  3. Dans le secteur agricole : 16
  4. Dans le secteur minier et industriel : 16

ÉDUCATION.. 17

DROIT DES FEMMES. 17

SANTÉ.. 18

CULTURE.. 18

SPORT.. 18

DEFENSE.. 19

SECURITÉ INTERIEURE.. 19

CONCLUSION.. 19

 

PRÉAMBULE

 

Je suis Biram Dah ABEID et j’ai l’ambition d’être le président d'une nouvelle Mauritanie.

 

Une Mauritanie distincte et meilleure que celle que nous avons aujourd’hui.

 

Je parle d’un pays d’hommes et de femmes libres, en bonne santé, éduqués et heureux.

 

Pour l’obtenir, je propose le Pacte de la Renaissance.

 

Un projet d’Unité Nationale pour que nous puissions tous vivre en harmonie, dans un véritable État de droit.

 

Ce Pacte de la Renaissance pour la Mauritanie, intègre la société civile, les travailleurs, les entrepreneurs et tous ceux qui veulent vivre en paix, libres et prospères.

 

Ta liberté totale, inconditionnelle. L’obtenir c’est mon objectif de vie, parce que je crois en la liberté comme condition naturelle de l’être humain.

 

Pour cela je te remettrai les outils, je te donnerai des droits, et je te donnerai le pouvoir d’être une personne indépendante, prospère et sûre que tu mérites d’être.

Liberté pour ta famille, ta maison et ton pays. Pour que tu aies tout ce dont tu as besoin, pour que tu sois maître de toi-même et de ton avenir.

 

Liberté pour que tu vives dans la sécurité et la sérénité. Mon gouvernement sera par le peuple, pour le peuple et surtout avec le peuple, et aura pour point de départ : La séparation effective du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, ou la liberté de la presse sera garantie et l’armée limitée à sa fonction régalienne.

 

Je crois en cela et pour cela je veux être président de la Mauritanie.

 

Personne ne peut être maître de personne et je donnerai ma vie pour cette liberté.

 

C’est un pacte d’espérance pour impulser le pays, son développement économique, social et environnemental, et naturellement un pacte pour toi, pour que tu sois une personne libre, en bonne santé, éduqué et heureuse.

 

Pour une nouvelle Mauritanie. Pour un Pacte de la Renaissance.

 

 

Biram Dah ABEID

Ma vie, Ta liberté

ÉTAT DE DROITS ET INSTITUTIONS

 

Le Gouvernement adoptera les dispositions légales nécessaires pour qu’il y ait une séparation des pouvoirs condition sine qua none de tout État de droit : pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.

 

Une justice indépendante, disposant des ressources légales, en personnel et en infrastructures, est essentielle pour la consolidation de l’État de droit.

L’indépendance de la justice mauritanienne sera formellement consacrée dans le cadre du Pacte de la Renaissance. L’accessibilité́ de la justice sera renforcée par des reformes procédurales aboutissant à la réduction des délais. L’efficacité́ des procédures pénales sera renforcée dans le strict respect des droits de la défense et la réforme de l’exécution des peines sera réalisée.

      I.          Droits fondamentaux garantis

 

Chaque citoyen jouira des libertés suivantes conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme est adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris :

 

  • Le droit à la vie, à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté.
  • Le droit à la liberté de conscience et de religion.
  • Le droit de pratiquer la religion de votre choix ou de ne pas adhérer à une croyance ou à une religion
  • Le droit à la liberté de réunion et d’association
  • Le droit de participer à une manifestation pacifique et vous avez le droit d’être membre d’un syndicat ou d’une association
  • Le droit au respect de votre dignité, de votre honneur et de votre réputation.
  • Le droit au respect de votre vie privée et des biens privés

 

    II.          Indépendance de la Justice

Le renforcement de l’indépendance du ministère public constitue un ensemble avec le Pacte de la Renaissance. L’indépendance de l’Institution judiciaire une priorité. Car sans elle la justice ne peut pas être garantie.

 

  III.          Accès à la justice

Consacré par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Droit à l’accès à la justice sera une priorité du mandat.

 

  IV.          Reforme procédurales

L’efficacité́ de la justice vise à apporter des optimisations procédurales en matière pénale, civile et commerciale dans le but de rendre l’application des décision judiciaires plus rapides et plus efficaces pour exécuter les décisions de justice.

Garantir les droits des personnes accusées et détenues, et leur garantir un procès juste et équitable avec des procès publics, transparents et rapides.

 

   V.          Dossier des exécutions extrajudiciaires contre les populations noires (1989 – 1991)

 

Ici, l’ultime objectif du Gouvernement sera de réconcilier les mauritaniens avec eux même. Pour le règlement de ce dossier, en s'inspirant des expériences récentes de justice transitionnelle mises en œuvre ailleurs et conformément aux normes internationales, le Gouvernement posera des actes majeurs basés sur les devoirs de vérités, de justice, de réparation et de mémoires.

 

  VI.          Traite des êtres humains et esclavage

 

La traite des êtres humains sous toutes ses formes - esclavage et travail forcé - est un fléau contre lequel les efforts nationaux et internationaux seront renforcés pour son éradication totale.  

VII.          Exécution des peines

La nouvelle administration pénitentiaire appliquera la réforme de l’exécution des peines afin d’améliorer la réinsertion sociale des détenus et prévenir la récidive.

1.    Relations entre l’État et l’Armée

Dans le cadre de l’État de droit, la Politique sera séparée de l’Armée.

L’armée doit se limiter à ses fonctions régaliennes dans le contexte de la sécurité nationale, régionale et internationale. Tout comme les civils doivent se tenir à, l’écart de la gestion opérationnelle, les militaires n’ont pas la vocation à faire de la politique pour se concentrer sur leur mission régalienne.

2.    Médias

Le Gouvernement veillera à assurer à la presse sa liberté d’informer et d’éduquer le peuple et d’attirer l’attention du gouvernement sur les questions importantes pour la vie de la Nation.

      I.          Indépendance et pluralité́ des médias

Une presse forte dans un paysage médiatique varié, pluraliste et indépendant constitue une condition essentielle à la formation d’opinion et au débat critique dans une démocratie. L’indépendance de la presse sera garantie et la pluralité́ des médias sera promue, tout en favorisant un standard de haute qualité́ journalistique et en continuant à investir dans la qualité́ de l’information indépendante.

    II.          Promotion de la diversité́ et de la qualité́ des médias

Dans le prolongement de la promotion de la presse écrite, des dispositions claires pour le soutien aux médias citoyens et locaux seront élaborées, tout en respectant des critères de qualité́.

En parallèle à la réforme du régime de la promotion de la presse écrite et au vu des efforts du secteur en faveur d’un travail journalistique de haute qualité́, il est envisagé́ de revaloriser la profession de « journaliste professionnel », en concertation avec le Conseil de presse et les associations professionnelles.

  III.          Administration transparente et ouverte aux médias

Chaque citoyen a le droit d’accéder aux informations détenues par les services de l’État qui sont liées à l’exercice d’une activité́ administrative.

L’accès aux informations des différents ministères et administrations est essentiel pour le travail des journalistes. Ainsi, afin de permettre le traitement dans les meilleurs délais des requêtes journalistiques et de garantir les flux d’informations, les moyens nécessaires seront mis en œuvre en étroite collaboration avec les organes de presse et les associations professionnelles des journalistes.

3.    Société civile

La place et rôle des organisations de la société civile dans la consolidation d’un État de droit est fondamentale. Elle est un agent majeur pour l’amélioration des conditions de vie de la population, pour son émancipation, et pour la démocratisation de la société mauritanienne.

 

Renforcer la société civile est devenu un impératif de la consolidation de la démocratie, ainsi rétablir une société civile dynamique et diversifiée constitue l'un des principaux objectifs du gouvernement.

 

Pour ce faire, le gouvernement s’évertuera à renforcer la capacité de la société civile pour 2 missions :

 

  • Aider le gouvernement dans son action
  • Être l’avocat/Plaider la cause du peuple afin de défendre et faire avancer ses droits auprès du gouvernement

 

FONCTION PUBLIQUE

Une fonction publique compétente, transparente, efficace et respectueuse du principe de neutralité́ est une garante de l’État de droit.

Une importance particulière sera accordée à la mise en œuvre et au suivi de la gestion par objectifs. Et ce afin d’assurer que le programme gouvernemental soit réalisé́ de manière efficace et cohérente.

La création d’une Institut National de l’administration publique assurera l’expertise nécessaire pour assurer que les actions de l’État soient alignées à tout moment avec la réalisation des objectifs stratégiques.

1.    Continuité de l’action de l’État et séparation de l’administration publique et des partis politiques

Dans la continuité́ du nouveau format d’admission à la sélection fondé sur les compétences et le potentiel de développement, la procédure de sélection et la gestion des ressources humaines sera encore davantage professionnalisée afin d’assurer la pérennité́ d’un service public de qualité́.

Tout particulièrement lors de l’élection d’un nouveau Chef d’État et d’une nouvelle équipe gouvernementale.

2.    Formation des fonctionnaires et de hauts fonctionnaires de l’État – Institut national de l’administration publique

Les formations de l’Institut national de l’administration publique (INAP) seront développées et évolutives afin de répondre aux besoins des administrations de la société mauritanienne.

La formation de l’administration publique aura pour objectif d’apporter à l’ensemble des agents les connaissances des métiers de l’administration publique, liés aux besoins réels de la société.

PROTECTION ET PROMOTION DES DROITS DE L’HOMME

 

Le gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour faire l’état des lieux en matière des Droits de l’Homme.

 

Ceci constitue une démarche de réconciliation nationale fondamentale qui marquera une nouvelle page dans l’Histoire de la Mauritanie.

 

Les problèmes liés au Droits de l’Homme doivent être présentés d’une manière responsable de façon à répondre aux besoins de justice sans compromettre l’équilibre du pays.

 

1.    Conférence nationale de justice transitionnelle

Dans l’intérêt national, le gouvernement organisera une conférence nationale afin d’entamer une séquence de justice transitionnelle pour régler ces problèmes complexes et faire un nouveau départ sans compromettre l’unité nationale.

2.    Protection et promotion des Droits de l’Homme

Le gouvernement apportera les corrections nécessaires à toutes les violations des Droits de l’Homme constatées, tels que les tueries extra judiciaires, les déportations, les enregistrements biométriques.

3.    Immigration, réfugiés

 

Sur le plan humanitaire, la Mauritanie continuera à offrir sa protection et son assistance aux réfugiés qui se trouverait sur son territoire national, les traiter avec respect et dignité conformément aux conventions internationales.

 

4.    La double nationalité

La migration est une réalité mauritanienne. Les mauritaniens sont de grands voyageurs et s’installent souvent ailleurs pour longtemps avec pour conséquence l’acquisition d’une nouvelle nationalité. Les barrières légales actuelles posées aux mauritaniens porteurs d’une seconde nationalité créent des contraintes pour un retour harmonieux au pays, temporaire ou définitif.

Le Gouvernement réorganisera le dispositif légal pour faciliter aux mauritaniens l’acquisition d’une seconde nationalité.

  

 

BONNE GOUVERNANCE

 

La bonne gouvernance signifie l’usage responsable des ressources naturelles du pays au service du peuple. Cela signifie aussi l’usage judicieux des ressources humaines.

 

1.    Lutte contre la corruption

La corruption est un mal globale comme rapporté par Transparency International. La Mauritanie ne fait pas exception.

 

En effet, l’organisme place la Mauritanie à la 144/180 sur leur indice de perception de la corruption (IPC), avec un score de 27/100.

 

https://www.transparency.org/country/MRT

 

     I.          Transparence

 

Le Gouvernement mettra à disposition les moyens afin que la Mauritanie puisse être évaluée par les institutions internationales en ce qui concerne le niveau de perception de la corruption dans le pays.

 

    II.          Finances publiques, Budget et Trésor

 

Pour le Gouvernement, la rigueur budgétaire sera de mise pour diminuer le déficit public actuel compte tenu de la situation macroéconomique du pays. L’Etat mauritanien dispose suffisamment de ressources naturelles et extractives pouvant financer ses besoins de fonctionnement ainsi que ses projets de développement.    

 

 

DIPLOMATIE ET LA COOPERATION INTERNATIONALE

 

1.    Conventions bilatérales, multilatérales et internationales

 

En tant que membre des Nations Unies, de l’Union Africaine, et de la Ligue Arabe, la Mauritanie jouera un rôle actif dans ses institutions et s’évertuera à appliquer toutes les conventions multilatérales.

 

La définition d’une politique extérieure ambitieuse, soucieuse de mieux défendre les intérêts du pays, mais aussi d’instaurer un climat de dialogue, de concertation et de bonne entente avec nos États voisins immédiats.

 

Le réajustement du réseau diplomatique pour mieux prendre en compte les enjeux du monde d’aujourd’hui et d’être en mesure de porter assistance et soutien à la diaspora mauritanienne.

 

La revalorisation du capital humain par l’application rigoureuse du statut du corps diplomatique maintes fois réformée, mais jamais mis en œuvre.

 

L’égalité professionnelle et le système de rotation, entre autres dispositions statutaires, doivent prévaloir, de sorte que l’efficacité et la transparence de la gestion du personnel s’en trouve améliorée.

 

2.    Coopération économique

Au niveau régional la Mauritanie va réintégrer CEDEAO, car il s’agit d’un espace économique naturel pour la Mauritanie.

 

Les avantages pour le Mauritanie et les partenaires sont énormes car les pays membres ont une forte communauté mauritanienne. Ceci va faciliter leur intégration et leur activité.

 

3.    Défense

 

Concernant le G5 Sahel, la Mauritanie n’épargnera aucun effort pour le bon fonctionnement de cette institution. Le gouvernement considérera la Sécurité une condition nécessaire au développement.

 

De plus, la Mauritanie est ouverte à tout nouveau membre pour renforcer la capacité de cette institution.

 

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, COMPETITIVITE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

 

1.    Pour un développement de qualité́

Un développement économique dynamique et durable est au cœur de la stratégie poursuivie par notre mandature. Elle vise à générer de la richesse afin de pouvoir procéder aux transferts sociaux, d’investir dans des infrastructures modernes et de garantir la qualité́ de vie des citoyens ainsi que la prospérité́ du pays.

2.    Aménagement du territoire

a)     Les infrastructures

Le gouvernement fera des infrastructures une priorité. Aucun développement économique n’est viable sans infrastructures qui offrent une maîtrise du territoire. Ces actions répondront aux besoins actuels et à venir.

 

                      I.          Infrastructures routières

 

La densité du trafic routier a considérablement augmenté compte tenu du parc automobile national, de l’augmentation de la population, et l’intensification de l’activité commerciale.

 

Face à cette réalité, le gouvernement construira les infrastructures routières nécessaires et renouvellera celles qui sont obsolètes causant des accidents mortels

 

Selon les chiffres de la Banque mondiale, le nombre de décès causés par accidents de la route (pour 100 000 habitants) est de 24,25 pour 100000 habitants. Ce qui situe la Mauritanie dans la moyenne haute du continent.

 

Seront mis en œuvre, entre autres :

 

  • La « Route de l’espoir » qui lie Nouakchott à Néma jusqu’à la frontière malienne est vitale pour l’économie du pays.
  • La route qui lie Nouakchott à Rosso, la construction d’un pont qui économisera 3 heures de transport terrestre.

 

  1. Autres infrastructures

 

  • En plus, le développement des infrastructures, ferroviaires et maritimes seront également des priorités gouvernementales :

 

 

b)     Urbanisme

Quelques cinquante ans après sa création, les autorités  doivent se pencher sur le devenir de la capitale mauritanienne. La Communauté́ Urbaine de Nouakchott s’interroge sur les orientations à mettre en œuvre en matière d’aménagement urbain pour faire face aux multiples défis environnementaux, sociaux et économiques auxquels elle est confrontée :

    I.          Voirie

 

Dans le cadre des infrastructures sanitaires, la ville de Nouakchott est extrêmement sale. Elle pose un problème de santé publique, le gouvernement doit en faire une priorité pour maintenir la ville dans des conditions sanitaires acceptables.

 

Un problème majeur de Nouakchott, c’est le problème de canalisation. Dès sa conception, la ville n’a pas pris en compte le problème des pluies et des inondations. Le gouvernement doit affronter le problème de canalisation.

 

 

   II.          Aménagement urbain

Nouakchott doit, à l’avenir, relever de très nombreux défis. En premier lieu, les aléas climatiques puisque la ville est un point de convergence du changement climatique. A court terme, il est urgent de mettre en place des mesures techniques afin de limiter les premiers effets du changement climatique.

Parallèlement, d’autres enjeux s’avèrent tout aussi importants, parmi lesquels améliorer la gouvernance urbaine, préconiser une meilleure gestion et planification de l’agglomération, tout ceci dans le but de favoriser le vivre ensemble.

La ville dispose de multiples atouts, qu’il convient de mettre davantage en valeur :

  • Site littoral intéressant
  • Situation géographique stratégique entre plusieurs aires culturelles et réseaux d’échanges
  • Population jeune et ouverte sur le monde, flexible et adaptable
  • Secteur informel florissant
  • Paysages remarquables de mer et de dunes.

 

 III.          Planifier la métropole en devenir

Pour se positionner à l’échelle régionale et internationale, Nouakchott doit organiser sa bonne gouvernance pour jouer un rôle dans la région et à l’échelle du continent.

 IV.          Créer le vivre ensemble

L’objectif est de donner de la grandeur à Nouakchott et en faire une capitale désirable.

Et ce, en transformant cet espace urbain en une capitale à la hauteur de son statut et de son futur rôle en Afrique.

Les espaces publics sont des lieux de sociabilité́ qui marque une identité́ urbaine partagée. Il sera question d’accompagner la construction de l’identité́ urbaine par des moments et des lieux fédérateurs.

Pour renforcer l’unité́ nationale, il s’avère nécessaire de penser à̀ recoudre la ville et par-là̀ même la société́ mauritanienne. Des espaces publics et des infrastructures permettront la rencontre et renforcera l’appartenance à la capitale, et par extension à l’identité́ mauritanienne.

3.     Industrie

 

Selon le Fonds monétaire international, le secteur industriel représentait 26% du Produit Intérieur Brut en 2018.

 

      I.          Industries extractives

 

En 2018, la croissance économique a poursuivi sa reprise modérée, avec une augmentation du taux de croissance de 3 % à 3,6 % entre 2017 et 2018. Les secteurs non-extractifs ont stimulé l’activité économique, tandis que le secteur extractif a freiné la croissance pour la deuxième année selon la Banque Mondiale.

 

https://donnees.banquemondiale.org/pays/mauritanie

http://www.banquemondiale.org/fr/country/mauritania/publication/mauritania-improving-the-business-climate-to-promote-the-development-of-the-private-sector

 

En effet, l’année précédente, l’industrie extractive représentait 18,7% du PIB (2,3% pour les produits pétrolier, 16,3% pour les industries extractives autre que produits pétroliers, 14,9% extraction des minerais métalliques desquels 9,9% revient à l’extraction du fer, et 5% pour l’or et le cuivre) selon l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

 

https://www.wto.org/french/tratop_f/tpr_f/s371_f.pdf

 

    II.          Industries productives

 

4.     Artisanat

Le secteur artisanal constitue une épine dorsale de l’économie. Composé principalement de petites et moyennes entreprises, ce secteur sera revalorisé en rehaussant son image de marque, en valorisant le travail artisanal auprès des jeunes et à travers le soutien par les différentes initiatives du Gouvernement.

5.     Agriculture

 

Les atouts :

Dans le contexte de vulnérabilité de l’économie mauritanienne, le gouvernement, dans l’objectif de développement du secteur agropastoral, trouvera des solutions aux contraintes suivantes :

  • L’incohérence de l’environnement institutionnel et réglementaire qui rend l’application des reformes difficile : les codes pastoral et de l’élevage adoptés par le gouvernement, respectivement en 2003 et 2004 ne sont pas appliqués.
  • Les conditions climatiques difficiles : sécheresses, inondations.
  • La faiblesse des ressources : humaines, manque d’intrants, système bancaire peu développé absent du milieu rural, les banques prêtent généralement à court terme à des taux de l’ordre de 25 % et exigent des garanties solides.
  • Les parasites des cultures : oiseaux granivores, sésamie, charbon…
  • Le manque d’infrastructures : enclavement des zones de production, manque d’énergie, faible accès à l’eau potable des populations rurales.
  • Le manque de moyens destinés à la recherche : le pays ne compte que le CNRADA (Centre National Recherche Agronomique et Développement Agricole) et le CNERV (Centre National d’Etudes et de Recherches Vétérinaires).
  • Enfin, l’étroitesse de la base de production et d’exportation.

 

Contraintes :

En dépit du manque de performance du secteur agropastoral, on peut énumérer les avantages suivants, en sa faveur :

  • L’augmentation des ressources pétrolières, si elles sont bien administrées, contribuera à libérer des ressources importantes pour le développement des infrastructures et des services d’appui nécessaires dans les zones rurales,
  • Un grand potentiel agropastoral (plus de 500 000 ha arables dont 135 000 sont irrigables, mais seulement 20 000 ha sont mis en valeur annuellement). Les bons facteurs climatiques en contre-saison (faible hygrométrie, ensoleillement et amplitude thermique) offrent des conditions favorables aux cultures tropicales et tempérées. Selon les estimations (FAO), les rendements en riz dans la région du fleuve pourraient doubler, le revenu par femelle reproductrice de bovin peut augmenter de 20 à 30 % grâce, notamment, à une amélioration de la gestion collective des ressources pastorales, de la valorisation des produits, du suivi vétérinaire et à un renforcement des complémentarités agriculture –élevage.
  • L’avantage de la proximité des marchés importants (UE, Maghreb et l’Afrique Subsaharienne),
  • Un réseau de télécommunication en plein essor (l’avancée de la téléphonie mobile dans les zones de production),
  • La possibilité de développement de l’écotourisme.

 

Par conséquent, le Gouvernement intégrera harmonieusement tous ces éléments pour optimiser sa production.

 

     I.          Autosuffisance alimentaire

 

Au sujet de la sécurité et souveraineté alimentaire en Mauritanie, le gouvernement fera des 2 points une priorité gouvernementale. Chaque mauritanien et mauritanienne doit pouvoir manger à sa faim.

 

Pour ce faire :

  • Créer une banque agricole et faciliter le crédit,
  • Assister les paysans propriétaires terrestres,
  • Faciliter l’accès aux engrais et aux outils agricoles,
  • Protéger le droit foncier traditionnel contre les agro-business qui viennent usurper les terres,
  • Faire aménager les bassins versants pour une meilleure exploitation des ressources en eau et sol des zones arides,
  • Consolider, développer et encourager la pratique des cultures fourragères en tenant compte des spécificités des différentes zones agro-écologiques.

 

    II.          Ressources halieutiques

 

Les ressources halieutiques constituent un pilier majeur dans l’économie de la Mauritanie. Par conséquent, leur exploitation doit être gérée d’une manière rationnelle et les revenus judicieusement utilisés pour le développement du pays.

 

Pour ce faire, le gouvernement passera en revue toutes les conventions et accords relatifs aux ressources halieutiques et s’il y a lieu, faire les corrections et les amendements nécessaires en faveur de l’économie nationale.

 

En plus, compte tenu de l’importance du secteur de la pêche, le gouvernement va développer de manière créative des programmes et surtout encourager la pêche continentale pour faciliter l’insertion des jeunes dans ce domaine porteur.

 

 

6.     Tourisme

 

La Mauritanie a un potentiel insoupçonné en matière de tourisme. Le secteur n’est pas développé. Le désert, les plages et les sites touristiques (banc d’Arguin, Atar et Chinguetti) peuvent être aménagés pour devenir des points d’attraction touristiques majeurs. Ainsi ce secteur constitue une source de revenus et d’emplois.

 

      I.          Professionnalisation du secteur du tourisme

La professionnalisation des offices de tourisme régionaux continuera d’être promue, tout comme la collaboration entre les offices de tourisme régionaux ainsi que la collaboration entre les différents acteurs du tourisme.

Étant donné que toutes les régions de la Mauritanie ont des potentialités en matière touristique, des efforts seront déployés pour développer ce secteur dans toutes les régions du pays.

    II.          Le contexte règlementaire

 

Mise en place de mesures à faciliter l’investissement dans le secteur touristique, de développer ou créer des centres de formation, faciliter la procédure de visa pour les étrangers. Aussi, stimuler l’intérêt pour la création de structures d’hébergement (actuellement il n’y a aucun centre de formation hôtelier en Mauritanie, ce qui est un grand manque à gagner).

 

 

7.     Environnement

La Mauritanie, très aride, est le pays sahélien le plus touché par l’avancée du désert. Très vulnérable au changement climatique mondial, elle est confrontée depuis des décennies à une crise environnementale.

 

A ce phénomène naturel est venue s’ajouter la forte pression humaine sur les ressources naturelles (eau, terres, flore et faune) qui a conduit à l’anéantissement des services dont la productivité diminue considérablement ce qui a provoqué entre autre, l’insécurité alimentaire.

 

Pour inverser la tendance de la dégradation environnementale, des actions urgentes et efficaces s’imposent par la promotion des énergies renouvelables et du développement durable :    

 

  • Préserver les forêts et encourager l'agroforesterie,
  • Valoriser les eaux de surfaces et les ressources en sol des zones arides par des aménagements des bassins versants des zones arides,
  • Agir fermement pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre par des Actions de Transition Energétique basées sur la promotion des énergies renouvelables, la diversification des sources énergétiques dans la fourniture de services aux centres urbains, et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie dans les habitations,
  • Promouvoir des entreprises vertes qui exerceront leurs activités dans le secteur du développement durable et de l’économie solidaire.

 

TRAVAIL ET EMPLOI

1.     Droit du travail

La Mauritanie est membre de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), par conséquent le gouvernement va continuer à honorer ses engagements internationaux, et s’il y a lieu améliorer l’application de ces conventions.

Sachant que la majorité des mauritaniens sont dans le domaine de l’informel, le gouvernement n’épargnera aucun effort pour créer un cadre réglementaire adéquat pour les assister à développer leurs capacités et les aider à promouvoir leurs activités.

En 2017, 50% de la population travaille dans le secteur agricole,1,9% dans l’industrie, 48,1% dans les services.

Dans ce contexte, un intérêt particulier sera accordé à l’insertion des jeunes, et à la promotion de l’emploi des femmes.

Concernant les jeunes de 15 à 24 ans, représentent 19,78% de la population.

31% de la population vivent sous le seuil de pauvreté.

2.     Création d’emplois

En Mauritanie, les statistiques actuelles donnent des chiffres dans l’ordre de 60.000 naissances chaque année.

Les potentialités d’essor économique offre d’énormes possibilités de résorber le chômage :

   I.          Dans le secteur agricole :

Dans les zones humides du pays, existe un potentiel de 135.000 ha irrigables. Le système pluvial (Dieri) offre jusqu’à 183.400 ha qui peuvent être améliorés par la maitrise et la valorisation des eaux de surface.

 

Afin de valoriser ce potentiel pastoral, le Gouvernement va mettre sur pied un programme de création :

  • De Domaines Agricoles Villageois qui auront un potentiel de création de plus de soixante mille (60.000) emplois qualifiés et non qualifiés, sur cinq (5) ans.
  • De PME dans la transformation des produits agricoles et halieutiques, promotrices d’économie verte. Dans ce domaine, sur cinq (5) ans, plus de 20.000 emplois peuvent être créés.

    II.          Dans le secteur minier et industriel :

Le secteur public des mines et de l’industrie échappe, aujourd’hui, à tout contrôle. Son assainissement contribuera fortement à l’essor de l’économie nationale et à la création de nombreux emplois.      

 

ÉDUCATION

L’école publique mauritanienne doit offrir un enseignement de qualité qui permet aux enfants de recevoir une très bonne éducation leur permettant d’être compétitif. L’école doit s’ouvrir à la diversité́ de sa population en adaptant son offre éducative et scolaire aux besoins réels de ses élèves.

La promotion de l'égalité́ des chances reste un principe directeur qui caractérisera l'action gouvernementale dans les années à venir. Il veillera à donner à̀ chaque enfant des chances équitables de réussir et de construire son avenir à travers l’éducation primaire, secondaire et universitaire :

  1. Faire les efforts nécessaires pour atteindre l’éducation universel pour tous les enfants. Car l’éducation est un droit fondamental pour les enfants pour leur épanouissement (pour leur avenir).

 

  1. Faire la réforme de l’éducation secondaire et universitaire pour qu’elle puisse mieux répondre à la compétitivité et la performance et mieux répondre aux besoins du pays.

 

  1. Promouvoir nos langues dites nationales (pulaar, soninke et wolof) en les réintroduisant au système éducatif national.

 

  1. Rehausser le statut des langues pulaar, soninke et wolof au niveau de langues officielles.

L’action du Ministère sera orientée vers cet objectif afin de préparer les jeunes citoyens à la société mauritanienne conformément à l’Agenda 2030 de l’Organisation des Nations Unis.

Par ailleurs outre sa mission d’éducation, l’école doit servir de creuset d’échange  culturel, social de nature à renforcer les relations entre les étudiants ou les élèves.

DROIT DES FEMMES

Tout en observant les spécificités dues à la religion et à la culture, les femmes doivent jouir de tous les Droits garantis par la Constitution mauritanienne et les Conventions internationales des Nations Unies.

Le gouvernement déploiera tous les efforts nécessaires en vue d’atteindre la parité homme-femme conformément aux recommandations des Nations Unies.

La participation effective des femmes à la vie économique constitue une contribution fondamentale dans le pays.

La parité doit être représentée à tous les niveaux, y compris le niveau de la prise décision.

Au niveau politique, il convient de noter la diminution du nombre de femmes à l’Assemblée, qui est passé de 23 % à 21 % selon la Banque Mondiale.

http://www.banquemondiale.org/fr/country/mauritania/overview

SANTÉ

La politique de la Mauritanie en matière de santé sera articulée autour des valeurs fondamentales que sont l'universalité́, l'accès à des soins de santé de qualité́, l'équité́ et la solidarité.

Pour ce faire, le gouvernement fera une priorité de présenter l’accès au soin comme un droit fondamental et non pas comme un privilège.

Dans cette optique le gouvernement doit considérer comme une priorité une formation adéquate pour le personnel de santé publique, l’amélioration et le développement des infrastructures de santé. Plus particulièrement, rendre l’accès aux soins facilité pour les personnes démunies ou marginalisées.

La politique dans le domaine de la santé veillera à :

  • Garantir la qualité́ des soins selon une démarche de soins pour tous
  • Assurer l’égalité́ d’accès aux soins
  • Contribuer à la prévention des maladies
  • Donner la priorité́ aux soins primaires

CULTURE

La politique culturelle poursuit une approche ambitieuse qui prend en compte le fait que la diversité́ des cultures, la liberté créatrice, les arts, les droits culturels, le respect du patrimoine culturel et naturel sont essentiels au développement du débat démocratique, d’une véritable ouverture d’esprit et des droits fondamentaux en général.

En effet, aucun développement sociétal ne peut être libre, juste et durable sans l’une de nos composantes culturelles.

SPORT

Comme la culture le sport étant un élément vital et dynamique pour la société particulièrement sa composante la plus dynamique, la jeunesse. La pratique du sport demande des infrastructures appropriées, le financement de projets.   

Ce gouvernement pour réaliser « qu’un esprit sain soit dans un corps sain » va procéder à la reconnaissance et à la réhabilitation de la pratique du sport dans tous les domaines, à commencer par le plus connus, le football, le basket, les arts martiaux.

DEFENSE

 

Concernant le G5 Sahel, la Mauritanie n’épargnera aucun effort pour le bon fonctionnement de cette institution. Le gouvernement considérera la Sécurité une condition nécessaire au développement.

 

De plus, la Mauritanie est ouverte à tout nouveau membre pour renforcer la capacité de cette institution.

 

SECURITÉ INTERIEURE

 

Développer un programme qui assure la sécurité au niveau de la maison, au niveau de la rue, car aucun développement et épanouissement n’est possible sans la sécurité.

 

Dans ce cadre, le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger les personnes et les biens de tous les citoyens sur tout le territoire national.

 

A cet effet, les réformes nécessaires seront faites pour que les services de sécurité puissent être performants et aussi s’adapter à l’évolution actuelle.

 

Le gouvernement va capitaliser sur les instruments nationaux déjà existants et renforcer la collaboration avec les instituions sécuritaires régionales et internationales.

 

Dans ce contexte, en tant que candidat des Droits de l’Homme, nous allons harmonieusement intégrer les exigences de sécuritaires aux Droits de l’Homme, car contrairement à ce qu’on pense ils se renforcent mutuellement.

 

CONCLUSION

 

C'est un pacte d'espérance pour impulser le pays, son développement économique, social et environnemental, et naturellement un pacte pour toi, pour que tu sois une personne libre, en bonne santé, éduquée et heureuse.

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