Qui peut  comprendre le comportement de Brahim Bilal Ramdane, Président de la fondation SAHEL depuis son dernier séjour aux Etat Unis ? Son problème vient du double jeu qu’il joue, narguant les victimes de l’esclavage héréditaire, ce n’est pas surprenant  pour nous. Absolument pas, il tient un discours populiste en Arabe pour plaire, accompagner les esclavagistes et un autre discours en français ou anglais pour tromper l’opinion internationale et les partenaires de  la Mauritanie sur le respect des droits  de l’homme. Voila pourquoi,  il est obligé de balancer son fameux  « droit de réponse » sans qu’on ne sache à qui, il répond vraiment. Comment un président d’une organisation non gouvernementale, qui prétend  défendre le respect des droits de l’homme, va  plaider la levée des sanctions « économique » à la place de l’application des lois qui sont à l’origine de ces sanctions ?

 

Brahim Bilal : « J’ai plaidé également pour la levée des sanctions ainsi que pour donner une opportunité au nouveau Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, dans l’espoir qu’il traduise ses dires en actes. Que les sanctions à caractère économique, ne nuisent qu’à la population, aux bienfaiteurs et donateurs et ceux-ci constituent le meilleur soutien – ou du moins le voudrions-nous – de la Fondation Sahel … »

 

Mais qui a dit à Brahim  Bilal Ramdane que les victimes de l’esclavage, d’exécutions sommaires ont bénéficiés les avantages de l’AGOA ? Qu’il nous sort des exemples. Que Brahim Bilal nous  dit clairement, il parle de quelle population ? Depuis quand les sanctions l’AGOA visent les populations ? Qui a donné mandat à Brahim Bilal d’aller parlé au nom de la population  victime à sa place?  Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, il fallait attendre les actes de Ghazouani avant d’aller plaidé quoique ça soit. Les victimes de l’esclavage ne sont elles pas aussi importantes au point à les mettre  en dessous de quelques retombées économiques en faveur de la classe féodale qui détient le pouvoir mauritanien ?  Nous mettons en garde les partenaires de la Mauritanie sur le volet du respect des droits humains  contre ces fausses  informations de la Fondation Sahel et d’autres ONG  qui prétendent défendre les droits de l’homme en Mauritanie. Le département des Etats Unis n’a pas de leçon à recevoir d’une fondation fantôme venant de la Mauritanie sur le respect des droits humains.

 

Rappel : Dans un décret présidentiel que vient de rendre public le Bureau américain en charge du commerce, le chef d'Etat américain, Donald Trump a informé le Congrès américain ainsi que le gouvernement mauritanien de la suspension de la Mauritanie des facilités accordées dans le cadre de la Loi sur la croissance et les perspectives économiques en Afrique à compter du 1er janvier 2019. Washington explique que sa décision a été motivée par le manque de progrès du pays en matière de lutte contre l'esclavage en Mauritanie.

 

Le président Donald Trump a particulièrement insisté sur l'esclavage héréditaire et les pratiques de travail forcé. « La Mauritanie ne respecte pas les critères d'éligibilité de l'AGOA. En particulier, la Mauritanie n'a pas progressé dans la lutte contre le travail forcé, précisément contre le fléau de l'esclavage héréditaire. En outre, le Gouvernement mauritanien continue à limiter la capacité de la société civile à travailler librement pour résoudre les problèmes liés à la lutte contre l'esclavage »

 

Brahim Bilal est il conscient de la gravité de son acte devant le département Américain ? Les ONG abolitionnistes prennent acte de ses  agissements ignobles contre l’intérêt des victimes.  

 

Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste 

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