Le procureur de Selibaby, Mohamed Ould Ikabrou, le président du tribunal et juge d’instruction en même temps, El-Vadil Baba Ahmed sont pires que les éléments de DAECH.

Si vous êtes d’ascendance servile de la communauté Soninké au Guidimakha, le juge d’instruction, président du tribunal et le procureur de Selibaby peuvent vous déposer directement en prison pour avoir refusé de prier derrière un féodal soi-disant marabout du village. L’affaire est plus qu’hallucinante, d’autant plus, le procureur et le fameux juge d’instruction refusent de signer la liberté provisoire et s’acharnent à garder leurs deux otages pour mieux négocier avec le plus offrant. Leur avocate attend toujours l’envoie du dossier à Nouakchott par la cour d’appel de Kiffa et il semble que personne n’est pressé à répondre pour endurer la souffrance des prisonniers. Quel pays mon Dieu ?

C’est la vraie histoire de deux militants abolitionnistes Soninké, ressortissants de Bouanze, qui sont séquestrés depuis le 25 Août 2020. Il s’agit de Housseinou Sina DIARRA et Samba Bira DIARRA. Motif de leur mandat de dépôt : « Atteinte aux bonnes mœurs dans une mosquée, atteinte aux instructions d’Allah », parce qu’ils ont refusé de s’aligner derrière le fils immoral de l’imam du village (un certain Cissé). Ils ont dit qu’il ne va pas conduire la prière de leur mosquée en les disant qu’un esclave ne peut être digne à conduire sa propre prière dans une mosquée.

 

Le soi-disant imam Cissé en mèche avec le procureur introduit une fausse plainte, qui rejette pourtant les plaintes des victimes de l’esclavage, il mettra dans sa plainte que son fils a été frappé lors de sa prière, et hop, voila, nos deux fameux magistrats sautent sur l’occasion pour crier atteinte aux mœurs de l’islam, grosso modo, un esclave n’a pas droit de refuser que sa prière soit conduite par un marabout traditionnel dans le milieu Soninké.

 

Mieux encore, les féodaux de Bouanze ont mis un pacte devant le procureur et le président du tribunal obligeant ceux qu’ils appellent les esclaves à renoncer à leurs droits les plus élémentaires, c'est-à-dire : renoncer à la distribution de dons de l’état par le maire de la commune qui est leur fils, renoncer d’être propriétaire de la terre cultivable, renoncer à l’imamat des mosquées et vouloir être chef du village un jour. Vous voyez sur quoi le tribunal de Selibaby s’est basé pour mettre des innocents en prison ? C’est très grave. En effet, ils veulent que ces gens-là, signent officiellement qu’ils acceptent de rester des esclaves sans droit pour l’éternité. C’est scandaleux, nous appelons à la mobilisation de tous et toutes pour mettre fin à cette souffrance de pauvres villageois illettrés. Que la cour suprême et le ministère de la justice engagent des mesures disciplinaires contre le procureur de Selibaby et le juge d’instruction président du tribunal. Nous disons au président Ghazouani, s’il veut instaurer un état de droit, il faudra faire le ménage dans le milieu des magistrats.

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