8 mars est la fête de la femme, nous rendons un vibrant hommage  aux braves femmes de l’ONG IRA-Mauritanie, parce qu’elles le méritent amplement. Ce n’est pas facile d’être une femme combattante, active sur le terrain, surtout, en face d’un régime qui n’a aucun respect moral ni physique  envers  la femme. Il faut être courageux, engagé surtout  pour supporter ce que supporte ces femmes au sein IRA-Mauritanie.  

 

Ces femmes ont subi des violences gratuites, martyrisées sur le terrain publiquement, pourchassées dans les rues avec des gourdins de la police politique, humiliées, persécutées depuis plus  de 10 ans par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz et ses hommes de main. Parce qu’elles refusent d’être des objets à la solde d’un système qui les chosifie. Bien évidement, elles exigent la fin de l’esclavage sous toutes ses formes. Quatre vingt dix pour cent des victimes de l’esclavage sont des femmes et  les enfants.

 

En 2012, le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses compagnons ont risqué leurs vies en incinérant symboliquement le code négrier méconnu par la communauté internationale qui rendait la pratique de  l’esclavage dans sa forme la plus odieuse licite.  En se parcourant les extraits de ces livres qui ont été symboliquement brûlés (Moukhtassar Khalil),  qu’on  trouve dans toutes les bibliothèques traditionnelles du pays et que les mauritaniens récitent par cœur. Quelques exemples de cet exégèse confondu, à tort, par certains dans  la religion, malgré qu’il entretient une propédeutique éloignée de la vraie foi. 

Voter pour Ghazouani, c'est protégé l'affairisme, le clientélisme, le tribalisme, le népotisme et la parentèle, le refus de l'audit du pays.... Les écoles "militaires d'excellences" réservées exclusives, mono-ethniques et monocolores. C'est voté l'impunité du système clanique de rapine, de contrefaçon, du pillage et du bradage des richesses du pays.  C'est voté le blanchiment de la confiscation et privatisation familiale des ressources de la Mauritanie.

 

 Voter Ghazouani, c'est faire table rase des crimes économiques, crimes d'esclavage et les crimes contre l'humanité. C’est voté pour la reproduction de ses crimes, leur poursuite impunie, c'est voté pour dix années supplémentaires d’une gouvernance de Mohamed Ould Abdelaziz et sa haine viscérale contre ses opposants, ses bienfaiteurs.

La table ronde 'l'abolitionnisme africain au XXIe siècle' a eu lieu hier à l'EHESS à Paris. L'auditorium était complètement rempli, plus de 200 personnes, principalement des représentants de la diaspora africaine à Paris (surtout Mauritanienne, Malienne et Nigérienne) ont rempli le plus grand amphithéâtre de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Ils ne venaient pas seulement de Paris, mais des banlieues et d’autres villes françaises et même de l’étranger. 

 

Biram et Ali ont fait d'importantes présentations dans ce lieu d'importance symbolique, Paris, capitale de l'ancienne puissance coloniale, dont le gouvernement avait été responsable de la première abolition légale de l'esclavage dans leur pays. Cependant, les lois anti-esclavage coloniales et après les indépendances et l'adhésion aux conventions internationales n'ont pas été pleinement appliquées. Dans de nombreuses régions africaines, les privilèges des esclavagistes étaient restés inchangés, soutenus avant par le colonisateur et après par des gouvernements dont les représentants sont le plus souvent issus de ces mêmes classes. Ceux qui avaient été réduits en esclavage ont continué d'être marginalisés, exclus et exposés au risque de réasservissement. 

 

 

La future élection présidentielle promet une grande surprise dans les intentions de vote.  La candidature du militant abolitionniste, M. Biram Dah Abeid arrive largement en tête devant celle du candidat non officiellement déclaré de l’homme du parti au pouvoir, le général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, actuel ministre de la défense.

 

Si la prochaine élection présidentielle se passe dans des conditions  transparentes, les pronostics ne laissent aucune chance au candidat officieux soutenu par Mohamed Ould Abdel Aziz et le parti au pouvoir, l’électorat semble vouloir tourner la page des régimes militaires en Mauritanie. Ces régimes militaires se contentent d’assurer le rôle d’agent de   sécurité dans le sahel en faveur des gouvernements occidentaux en opprimant les populations au nom d’une lutte contre « le terrorisme ».