مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie

Mauritanie : Une lanceuse d’alerte arrêtée pour avoir dénoncé de présumées accointances entre le gouvernement et les groupes jihadistes

Note d’alerte

  1. Le 17 mai 2018, à Nouakchott, huit véhicules de la police investissent la maison de Mariem Cheikh, membre du Conseil exécutif de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), plusieurs fois arrêtée, torturée, jugée et condamnée, à cause de son engagement pour l’égalité des droits civils, politiques et la fin des discriminations de race.
  2. Dans une vidéo de 2015, re-partagée sur les réseaux sociaux depuis la mi-mai, elle dénonçait la tolérance dont jouissent les jihadistes, de la part des autorités officielles de la République islamique de Mauritanie. Dans son laïus,  tenu en Français approximatif mais à la formulation sans équivoque, elle demande, aux alliés et partenaires extérieurs d’enquêter sur cette ambivalence, d’ailleurs relevée, depuis quelques années, par des  observateurs avertis et des média de renom.  Mariem Cheikh souligne, surtout, la naïveté des démocraties de l’Occident et des organisations internationales, quand elles coopèrent avec le Mauritanie, dans le cadre de la lutte antiterroriste, alors que le pays en produit, abrite et exporte.
  3. Ainsi plaidé à visage découvert, le propos vient dévoiler et corroborer la tendance lourde d’une société en cours de radicalisation, sur fond de racisme à l’endroit des africains d’ascendance subsaharienne. Cette dynamique la prédispose à constituer, sous un délai de court terme, le plus grand foyer d'extrémisme violent en Afrique de l’Ouest. Pour preuve, Mariem Cheikh qui  s'exprimait devant les enquêteurs de la police établit le lien entre le basculement consommé dans l’extrémisme et la récente adoption, par l’Assemblée nationale de Mauritanie, sur proposition du pouvoir exécutif, de lois attentatoires à la liberté de conscience, aux droits de la défense et en totale conformité avec le programme des jihadistes. Or, rappelle Mariem, le pays participe à la force G5 Sahel et envoie ses fils y mener une guerre déjà perdue derrière les lignes.

Maltraitance et persistance de l’esclavage en milieu soninké..... Le procureur de Nioro du Sahel requiert une peine d’emprisonnement et 100.000FCFA d’amende contre un maître de 35 ans qui a fouetté son esclave de 67 ans.

L’esclavage a atteint son paroxysme  à Diadjoumé, village situé dans la commune rurale  de Gogui, cercle de Nioro  du Sahel. A Diadjoumé comme toutes les localités soninkés,  la discrimination ethnique, l’esclavage sont  des pratiques courantes en ce 21ème siècle. Or, l’esclavage sous toutes ses formes  a été aboli. Au village de Diadjoumé, population essentiellement composée de  Soninkés, les hommes  de caste, autrement dit  les captifs,  souffrent  à cause de leur rang  social. Ils n’ont droit  à rien. Pire encore, leurs droits sont  bafoués à cause de leur classe sociale. A titre d’illustration, pendant l’hivernage, les captifs travaillent les samedis pour leurs maîtres à défaut, ils  versent 1000 FCFA comme sanction ;  le délai de viduité pour  une épouse de captif est différent de celui de l’épouse des maîtres. Pour  l’épouse des captifs, la durée est de 2 mois et 5 jours tandis que l’épouse  des maîtres autrement dit  les nobles est de  4 mois 10 jours comme le  prescrit le code des personnes et de la famille du Mali. Ce  code ne fait pas de discrimination de race, d’ethnie, ni de classe. Le délai de viduité est de  4 mois 10 jours, valable pour tous les Maliens.

Mariem Mint Cheikh, une fervente militante IRA-MAURITANIE vient d'être arrêtée le 17 mai 2018 dans la journée. Elle est détenue illégalement au commissariat 3 dans le quartier de Riyad. Son arrestation est liée vraisemblablement aux partages nombreux d'une séquence vidéo dans les réseaux sociaux datant de 2016. Cette vidéo n'a jamais attiré l'attention de nos éclaireurs faux généraux spécialistes de ragots dans des salons feutrés, montage du faux et usage de faux pour emprisonner de citoyens paisibles. Pendant qu'ils nous chantent combattre le terrorisme et l'extrémisme religieux,

Répression de l'expression et du militantisme pacifique:

Une dirigeante d'IRA-Mauritanie arrêtée.

Le 17 mai 2018 huit (8) voitures de police, investissent la maison de Mariem Cheikh, membre du conseil exécutif d'IRA-Mauritanie, plusieurs fois arrêtée, torturée, jugée et condamnée, Mariem Cheikh, s'est exprimée il y a quelques jours dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux et dans laquelle elle dénonce la talibanisation rampante de la Mauritanie.