Pour la première fois, ce 14 novembre 2019, plusieurs ONG ont manifesté devant l’ambassade d’Arabie Saoudite en France pour dénoncer les prêches d’un imam Malien qui réside officiellement dans la ville sainte de la Mecque depuis plusieurs années. L’imam s’appelle Mohamadou Coumba Touré. Selon Touré, l’esclavage est licite, légale  entre les musulmans, le seul chemin à emprunter pour se libérer des chaînes de l'esclavage, est de se racheter. Les maîtres d’esclaves Soninké ont trouvé l'intérêt dans ces prêches, une sorte de manne financière inépuisable pour racketter les victimes, à défaut, qu'elles restent leur chose indéfiniment.

 

 Ce qui a déclenché des violences et agressions aveugles sur des populations vulnérables que certains « maîtres d’esclaves »  accusent de rejeter leurs coutumes héréditaires dans l'ethnie Soninké très conservatrice. On trouve cette ethnie en Mauritanie, au Mali, au Sénégal, en Gambie, dans les deux Guinées etc….. La diaspora Ouest Africaine demande officiellement à l’Arabie Saoudite, aux pays musulmans et aux institutions religieuses musulmanes d’y mettre fin par une lettre plainte remise aux diplomates Saoudiens. La lettre a été traduite en trois langues : Français, Arabe et Anglais ci-dessous.

 

Originaire du Brakhna,Mousatpha Ould Makha  devient la cible de ses adversaires politiques. Qualifié d’homme à tout faire pour les administrateurs qui se succèdent au Guidimakha, Ould Makha   est  vu comme celui qui a sacrifié des  générations d’enfants  quant il était directeur d’école à Damgaroumou dans la commune de Hassi cheggar et à Coumba Ndaw  dans celle de Khabou.

 

Appelé instituteur, détourneur des cantines scolaires, il est promus chef de division  de la nutrition à la direction régionale de l’éducation  Nationale.il doit cette promotion, à Sidney Sokhona, député de la circonscription de Sélibaby, son mentor.

 

Selon ses adversaires politiques son élection au poste de 1er vice président  du conseil régional du Guidimakha, au sortir des élections législatives et municipales de 2018 est une erreur impardonnable. Incontournable et encombrant  mais plus écouté, ould Makha  se sert des populations du Guidimakha en donnant  des contrats  à des enseignants contractuels non méritant et fait  ce qui le semble bon.

 

Au sein d’un amphithéâtre de l’EHESS, le samedi 26 octobre 2019, le mouvement antiféodal et anti-esclavagiste sous le vocable soninké GANBANAAXU FEDDE a pris part à la projection du court métrage réalisé par l’universitaire historienne Marie Rodet. Ce film sorti en 2014 avec le titre Les Diambourou : esclavage et émancipation à Kayes – Mali, est un travail historique très dense en enseignements sur les problématiques de l’esclavage intra- africain d’antan et ses séquelles contemporaines très vivaces (l’esclavage coutumier par ascendance) dans certaines communautés en Afrique de l’ouest notamment chez les soninkés.

 

Ainsi nos militants vivant en région parisienne ont été nombreux à être au rendez-vous du 26 octobre. Depuis quelques jours à travers nos supports de sensibilisation et d’éveil contre cette tare sociétale très ancrée chez certains milieux soninkés, nous recueillons d’innombrables témoignages très positifs venant de nos membres et sympathisants sur ce film : https://vimeo.com/245704895

 

À travers ce documentaire, notre engagement abolitionniste transnational en milieux soninkés, se trouve un appui considérable pour plus de visibilité médiatique dans certains cercles notamment universitaires. Nous saluons la disponibilité de la réalisatrice Marie Rodet de la SOAS de Londres, Mme Myriam Cottias du CIRESC et les services d’EHESS pour l’accueil. Nos remerciements à nos membres, sympathisants et à toutes les personnalités ayant répondu honorablement à notre invitation.

 

Nous avons eu connaissance que l’organisation IRA-Mauritanie appelle ses militants, sympathisants et tous les mauritaniens à participer massivement au sit-in qu’elle compte organiser le 31 octobre 2019 à partir de 12h, devant le ministère de la justice pour protester contre la détention  de neuf militants de l’opposition. Ils sont détenus depuis plusieurs mois sans procès dans la prison de Kaédi. Ils ont fait la grève de faim pour dénoncer cette détention illégale. Le procureur et le juge s’acharnent contre ces ressortissants de Lexeiba. Leur seul crime, est d’être des militants de l’opposition, qui ont barré la route aux barons du parti au pouvoir U.P.R dans la région du Gorgol pendant  l’élection présidentielle.

 

Nous avons appris que le jugement de ces « otages » de  Lexeiba,   séquestrés dans la prison de Kaédi  dans des conditions inhumaines depuis la proclamation des résultats post-électoraux du 22 juin 2019,  pourrait se tenir  le 5 novembre 2019 prochain, si bien évidement, cette date n’est pas repoussée une énième fois. Aucun d'entre eux n'a été arrêté dans une manifestation quelconque, tous, sont arrêtés sur dénonciation calomnieuse de cadres  U.P.R de Lexeiba, parce qu’ils n’ont pas digéré leur défaite  face aux candidats de l'opposition.