DROIT DE RÉPONSE : GANBANAAXUN FEDDE, MOUVEMENT TRANSNATIONAL HUMANISTE et LEGALISTE  EST FONCIEREMENT L'ANTITHÈSE DES IDEOLOGIES FÉODALO-ESCLAVAGISTE DE PLUS EN PLUS VIOLENTES ET AGRESSIVES AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ SONINKÉ 

 

Comme souvent et pour permettre à ceux qui ne sont pas familiers de la langue soninké de comprendre le sens de l’expression « GANBANAAXU », nous nous sommes habitués dans nos différentes communications et autres tribunes libres à définir systématiquement ce vocable, qui signifie : ÉGALITÉ EN DROIT ET EN DIGNITÉ. 

Le mouvement « GANBANAAXUN FEDDE » est une initiative transnationale, progressiste et citoyenne de conscientisation des masses afin qu’elles comprennent l’urgence et la nécessité des réformes au sein de la communauté soninké où sévit depuis très longtemps un régime coutumier foncièrement discriminatoire, ségrégationniste et d’une violence symbolique inouïe. Depuis bientôt 4 ans, cet engagement pacifique est mené courageusement à travers un collectif d'associations transnational,  pour le respect et la restauration de la DIGNITÉ HUMAINE au nom d'une FRATERNITÉ RÉELLE. Ce collectif d’associations hétéroclites lutte pour l’effectivité d'une CITOYENNETÉ ÉGALITAIRE consacrée et sanctifiée par les textes fondamentaux de nos États respectifs et par toutes les institutions internationales habilitées à défendre les Droits Humains mais aussi pour le respect strict de la légalité républicaine en toute circonstance, laquelle permet à tous ses enfants les mêmes droits, les mêmes chances, les mêmes opportunités tout en leur imposant les mêmes devoirs.

  

Nous dénonçons le laxisme et la souplesse de l’institution judiciaire Mauritanienne à l’égard des esclavagistes féodaux. Nous avons appris que le célèbre apologiste Soninké, M. Fousseinou Soumani Camara, a bénéficié d’une « liberté provisoire sous contrôle judiciaire », qui lui permettra de s’enfuir du territoire Mauritanien vers la France comme le cas de Fousseinou Bakary Coulibaly alias Tapa Coulibaly. Beaucoup d’esclavagistes sont condamnés à leur absence en Mauritanie à cause de cette souplesse incompréhensible que leur accordent certains magistrats chargés du dossier esclavage qui les permettent d’échapper à la justice.

 

Les condamnations restent symboliques sans exécution d’une décision judiciaire pour tromper l’opinion internationale et nationale. Une complicité de certains magistrats avec les criminels esclavagistes au sein de l’appareil judiciaire qui ne dit pas son nom et que nous dénonçons haut et fort.

 

Le nommé Moustapha Camara, président du réseau groupuscule extrémiste d’esclavagistes Soninké est visé par une plainte depuis plusieurs jours avec des preuves à l’appui de l’apologie d’esclavage sur le réseau Whatsapp. Le procureur du tribunal de Nouakchott traine les pieds à l’inculper pour apologie du crime d’esclavage, malgré que cela est puni par la loi mauritanienne incriminant l’esclavage de six mois à deux ans de la prison ferme. Que cache cette souplesse ? Une technique judiciaire pour empêcher, décourager les victimes à poursuivre leurs bourreaux ? Pourquoi les magistrats n’assistent pas les victimes comme le préconise la loi ? Peut-on mettre fin à la pratique de l’esclavage et ses séquelles dans de telles conditions ?

Ce forum que dirige le nommé « Moustapha Camara, Président de l’association Guidimakha pour la Démocratie et le Développement et du forum Démocratie islamique », sert  à  promouvoir  la continuité  de l’esclavage coutumier. Leurs militants et sympathisants, tous issus, des soi-disant  familles « nobles, maraboutiques et les esclaves qui acceptent leur condition servile encore». C’est eux qui  commettent des crimes, agressions physiques et verbales dans les villages Soninké au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, et dans les deux Guinées. Ils expulsent manu-militari ceux qui refusent l’esclavage coutumier, exproprient leurs terres cultivables pour les affamer, les empêchent d’accomplir leur foi dans des mosquées, privent certains l’accès à l’eau potable, à la nourriture etc… Ils agissent comme de vrais brigands, filment leur crime et forfaiture sur des personnes très vulnérables sans défense et jettent les images dans les réseaux sociaux pour faire peur. Tout ceci, se passe en toute impunité au 21ème siècle. Le silence de l’élite dirigeante des pays africains est insupportable.

 

 Ils ont une base arrière solide installée dans le milieu d’immigrés Soninké en France,  en Afrique Centrale, aux Etats Unis d’Amérique et ailleurs dans le monde. Ils ne lésinent pas sur les moyens à utiliser pour imposer des coutumes esclavagistes. Chose incroyable, ils ne sont inquiétés par aucun état y compris dans certaines  grandes démocraties, malgré, des plaintes un peu partout de leurs victimes. Ils ont même le culot de corrompre et infiltrer le système judiciaire de certains pays africains comme la Mauritanie et le Mali. Ils diffusent des vidéos et audios horribles dans les réseaux sociaux pour encourager l’esclavage. Des associations « culturelles » sont même autorisées pour promouvoir, leur soi-disant  culture Soninké, mais, en vérité, elles ne font que la promotion de l’esclavage coutumier. Très bizarrement, certaines associations reçoivent de financements venant de certaines communes ou conseils régionaux français. Et oui, l’argent des contribuables français sert à maintenir l’esclavage consciemment ou inconsciemment. Comment ces bailleurs peuvent ignorer les activités et discours d’associations qu’ils financent ?  

 

Biram Dah député, candidat à l’élection présidentielle de juin 2019

Remarques liminaires à la conférence de presse du 4 décembre 2019

A la suite d’une annonce, par des collègues députés, d’une commission d’enquête sur les crimes économiques de la décennie, je tiens à lever le doute relatif aux allégations de mes prétendues réserves. 

Je soutiens toute investigation indépendante qui contribuerait à établir la vérité sur la mauvaise gouvernance et la délinquance en col blanc, de la part des agents de l’Etat et réfute toute forme d’immunité au profit des contrevenants. Cependant - et il s’agit ici - d’une condition préjudicielle, je n’accorderais mon concours ni celui de mes compagnons de lutte, à une telle initiative tant que les auteurs ne prendraient l’engagement, solennel et écrit, de voter l’abrogation de la loi « Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993, portant amnistie » des crimes d’épuration ethnique. Je demande, aux promoteurs de la Commission d’enquête, de bien vouloir signer leur résolution à effacer, de notre corpus législatif, cet obstacle de la honte. Ainsi, à la mémoire des centaines de soldats tués de sang froid, des victimes civiles de la torture, de la déportation, de la spoliation foncière et de l’humiliation, nous rétablirions l’échelle de valeurs de l’humanité, quand elle place l’intégrité du corps et de la vie, au dessus de la matière. Un pays libre, s’il aspire au respect, se doit, à l’évidence, d’éradiquer la banalisation du racisme et son substrat, le déni par le silence. Sans la promesse, individuelle, de voter la levée de la norme scélérate de 1993, je ne participerais à aucune entreprise de moralisation, parce que la sélectivité y prévaudrait.