Qui peut  comprendre le comportement de Brahim Bilal Ramdane, Président de la fondation SAHEL depuis son dernier séjour aux Etat Unis ? Son problème vient du double jeu qu’il joue, narguant les victimes de l’esclavage héréditaire, ce n’est pas surprenant  pour nous. Absolument pas, il tient un discours populiste en Arabe pour plaire, accompagner les esclavagistes et un autre discours en français ou anglais pour tromper l’opinion internationale et les partenaires de  la Mauritanie sur le respect des droits  de l’homme. Voila pourquoi,  il est obligé de balancer son fameux  « droit de réponse » sans qu’on ne sache à qui, il répond vraiment. Comment un président d’une organisation non gouvernementale, qui prétend  défendre le respect des droits de l’homme, va  plaider la levée des sanctions « économique » à la place de l’application des lois qui sont à l’origine de ces sanctions ?

 

Brahim Bilal : « J’ai plaidé également pour la levée des sanctions ainsi que pour donner une opportunité au nouveau Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, dans l’espoir qu’il traduise ses dires en actes. Que les sanctions à caractère économique, ne nuisent qu’à la population, aux bienfaiteurs et donateurs et ceux-ci constituent le meilleur soutien – ou du moins le voudrions-nous – de la Fondation Sahel … »

Nous avons eu connaissance d’une note adressée aux hautes autorités Mauritaniennes, note rédigée par Dicko Hanoune depuis la France. Un natif pur produit du Guidimakha,  Secrétaire General de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe. Elle dénonce les abus judiciaires qu’exerce le président du tribunal régional de Selibabi sur les populations noires. Personne n’ignore dans la région les abus judiciaires indexés, le cas de Boundaouda Ali Sidibé qui a été cité dans sa note, nous avons eu la preuve d’un abus judiciaire incontestable. Cet homme a été  accusé gratuitement, jeté en prison alors qu’il n’a rien fait.

 

Il était venu se plaindre des pratiques esclavagistes coutumières dans son village  et il s’est retrouvé en prison du jour au lendemain pour le faire taire. Mieux, lorsqu’il a été acquitté par la Cour d’Appel de Kiffa, le lendemain, ces adversaires partent voir le président du tribunal de Selibabi pour déposer une nouvelle plainte sur la même affaire. Comment une accusation déjà jugée peut recevoir plusieurs plaintes ? Pour rappel, la première plainte de ces adversaires avait été classée sans suite dès le début par le procureur, cela n’a pas empêché le président du tribunal à le jeter en prison. Beaucoup de villages sont victimes de ces pratiques du tribunal de Selibabi, à  l’exemple de: Diaguily, Diogountro,Artoumo, Dafort, Bouanze, Tachott, Coumbandao etc… la liste est longue. Jamais la vérité ne sort de ce tribunal, c'est la loi du plus offrant. 

 

Bonne réception.

De l’obstruction à la dissimulation

L’initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie IRA – Mauritanie vient d’achever un travail d’investigation qui se conclut, le 1er septembre 2019, à Arafat, commune populaire de Nouakchott la capitale, par la dénonciation d’un crime d’esclavage et de trafic humain sur mineure. La victime, Ghaya mint Mohamed Salem, est âgée de 14 ans et native de Bassiknou, à l’extrême sud-est du pays.  Elle était maintenue en état de servitude héritée, chez sa maitresse Lalla mint Ahmed Jidou Ould Cheikh, de la tribu des Oulad Daoud. Dès le lendemain 2 septembre, illustration d’une célérité inhabituelle, les autorités se saisissent de l’affaire.  Alors, la machine rodée du faux se met en branle, suivant une articulation bien familière aux militants et activistes de l’égalité.

  1. Une réaction prévisible

A l’annonce du scandale, les vieux réflexes de déni puis d’occultation se mettent à l’œuvre, sous le ressort séculaire de la solidarité au sein de la tribu, le fameux esprit de corps qui soude les contrevenants devant l’adversité du droit. La pression unanime vise, comme d’usage constant, à arracher la rétractation de l’enfant, grâce à l’insistance de ses parents esclaves.  D’expérience, peu de personnes résistent au déploiement d’une dissuasion où se conjuguent chantage religieux à l’enfer, complicité des agents de l’Etat et promesses de cadeaux, au bénéfice de témoins souvent voués à la misère. De nombreuses situations du genre se diluent ainsi, à mi-parcours, entre le procès-verbal de police et l’audition chez le juge. Il arrive même que des auxiliaires de justice se chargent de dissuader le plaignant, dès le début de la comparution. En l’occurrence, il n’ya aucune exception.

L'impunité  est la racine de tous les conflits et troubles dans le monde. Le nouveau gouvernement est en place, prêt à travailler, j'attire l'attention du premier ministre et les ministres ci-dessous qui sont concernés  sur la situation dramatique de la région du  Guidimakha, qui a été causée par leurs prédécesseurs. Il est plus qu’urgent d'agir pour rétablir la justice bafouée dans cette localité. 

 

 Messieurs les ministres, 

 

ISMAÏL OULD BEDDA OULD CHEIKH SIDIYA, premier ministre, 

Dr. Haïmouda Ould Ramdane, ministre de la justice, 

-Dr. Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation,

Dy Ould Zein, ministre du développement rural,

Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel,

Monsieur Hacenna Ould Boukhreïss,  commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et des relations avec la société civile,

 

Le Guidimakha vit une situation chaotique, désastreuse, situation liée aux coutumes esclavagistes de  l’antiquité. Des citoyens sont dépossédés de leurs terres pendant la saison hivernale sous le  fallacieux prétexte qu'ils rejettent l'esclavage des chefs coutumiers dans les  villages alors que c'est leur seul gagne pain pour survivre.