Biram Dah député, candidat à l’élection présidentielle de juin 2019

Remarques liminaires à la conférence de presse du 4 décembre 2019

A la suite d’une annonce, par des collègues députés, d’une commission d’enquête sur les crimes économiques de la décennie, je tiens à lever le doute relatif aux allégations de mes prétendues réserves. 

Je soutiens toute investigation indépendante qui contribuerait à établir la vérité sur la mauvaise gouvernance et la délinquance en col blanc, de la part des agents de l’Etat et réfute toute forme d’immunité au profit des contrevenants. Cependant - et il s’agit ici - d’une condition préjudicielle, je n’accorderais mon concours ni celui de mes compagnons de lutte, à une telle initiative tant que les auteurs ne prendraient l’engagement, solennel et écrit, de voter l’abrogation de la loi « Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993, portant amnistie » des crimes d’épuration ethnique. Je demande, aux promoteurs de la Commission d’enquête, de bien vouloir signer leur résolution à effacer, de notre corpus législatif, cet obstacle de la honte. Ainsi, à la mémoire des centaines de soldats tués de sang froid, des victimes civiles de la torture, de la déportation, de la spoliation foncière et de l’humiliation, nous rétablirions l’échelle de valeurs de l’humanité, quand elle place l’intégrité du corps et de la vie, au dessus de la matière. Un pays libre, s’il aspire au respect, se doit, à l’évidence, d’éradiquer la banalisation du racisme et son substrat, le déni par le silence. Sans la promesse, individuelle, de voter la levée de la norme scélérate de 1993, je ne participerais à aucune entreprise de moralisation, parce que la sélectivité y prévaudrait.

À partir ce 26 novembre 2019, un dénommé fousseni soumani Camara ( surnommé donald trump 2 chez les soninkés) fait l'objet d'une plainte pour l'apologie de l'esclavage et injures à caractère esclavagiste, introduite par les militants abolitionnistes et anti-esclavagistes. Ce monsieur connu pour sa virulence verbale via le réseau whatsapp en insultait depuis 3 ans les citoyens d'ethnie soninké qui refusent l'esclavagisme coutumier par ascendance. 

 

Ainsi il est rattrapé par ses agissements répétitifs de provocateur soutenu par les milieux féodalo-esclavagistes soninkés notamment le groupuscule whatsapp d'extrémistes appelé abusivement "democratia Islamique" présidé par boubakar Camara dit Moustafa Camara originaire de Dafort dans le Guidimagha mauritanien. 

 

Hier 27 novembre 2019, fousseni camara a été conduit au tribunal à Nouakchott, après une brève audition des 2 parties, avec les premières preuves exposées par les plaignants, le juge a ordonné sa détention en vue d'un procès à venir. À noter la forte mobilisation des militants abolitionnistes de tous les bords, notamment les membres du mouvement IRA-MAURITANIE, avec un sit-in devant le commissariat et par la suite auprès du tribunal. Nos vifs remerciements à celles et à ceux qui se sont mobilisés pour soutenir et plaider de près ou de loin sur ce cas évident de provocateur apologiste de l'esclavage coutumier. D'autres dossiers d'apologie d'esclavage sont en cours de constitution et seront exposés aux autorités judiciaires prochainement.

Les masques tombent davantage sur les complicités supposées ou réelles entre le régime féodalo-esclavagiste soninké et certains cadres soninkés introduits dans les rouages étatiques en Mauritanie. Généralement issus de l'ordre coutumier dominant basé sur une rigide stratification sociale ségrégationniste et discriminatoire, certains cadres censés promouvoir l'ordre républicain et égalitaire parmi TOUS LES CITOYENS sans aucune distinction d'ordre racial, clanique, social ou patronymique, baignent dans des ambiguïtés qui ne passent plus inaperçues aujourd'hui.

 

Depuis 4 ans l'éveil d'une conscientisation citoyenne en masse parmi les couches sociales jadis esclavagisées et toujours assignées par des séquelles sournoises et humiliantes dans la communauté soninké, fait face aux milieux réactionnaires qui s'activent fermement avec la complicité suspecte et aujourd'hui explicite à travers la sortie publique du député Sidney Sokhona le 17 novembre 2019 à Tachott. En effet ce jour, lors d'une cérémonie d'intronisation d'un chef coutumier de son clan féodal botokholo, le député Sokhona s'est permis une apologie sous-entendue de l'ancien ordre féodalo-esclavagiste qui sanctifie des droits innés pour 2 branches sociales (les marabouts et la chefferie coutumière) au détriment des autres. Notamment les descendants d'esclaves qui sont relégués socialement aux rôles subalternes et de faire-valoir occasionnel.

 

Pour la première fois, ce 14 novembre 2019, plusieurs ONG ont manifesté devant l’ambassade d’Arabie Saoudite en France pour dénoncer les prêches d’un imam Malien qui réside officiellement dans la ville sainte de la Mecque depuis plusieurs années. L’imam s’appelle Mohamadou Coumba Touré. Selon Touré, l’esclavage est licite, légale  entre les musulmans, le seul chemin à emprunter pour se libérer des chaînes de l'esclavage, est de se racheter. Les maîtres d’esclaves Soninké ont trouvé l'intérêt dans ces prêches, une sorte de manne financière inépuisable pour racketter les victimes, à défaut, qu'elles restent leur chose indéfiniment.

 

 Ce qui a déclenché des violences et agressions aveugles sur des populations vulnérables que certains « maîtres d’esclaves »  accusent de rejeter leurs coutumes héréditaires dans l'ethnie Soninké très conservatrice. On trouve cette ethnie en Mauritanie, au Mali, au Sénégal, en Gambie, dans les deux Guinées etc….. La diaspora Ouest Africaine demande officiellement à l’Arabie Saoudite, aux pays musulmans et aux institutions religieuses musulmanes d’y mettre fin par une lettre plainte remise aux diplomates Saoudiens. La lettre a été traduite en trois langues : Français, Arabe et Anglais ci-dessous.