Monsieur le président de la « Commission électorale nationale indépendante » (CENI), M. Mohamed Vall Ould Bellal, nous vous adressons nos vives inquiétudes par rapport au démarrage des inscriptions sur la liste électorale, qui a débuté seulement le 24 avril 2019 et prendra fin le 14 Mai prochain selon une note de service : « Par délibération n° 029 du 06 avril 2019, décidé l’organisation de ce recensement pour une période d’un mois allant du lundi 15 Avril 2019  au Mardi 14 Mai 2019, ainsi qu’il suit :

-la formation du personnel et la préparation matérielle du 15 au 23 avril 2019,

-le déroulement effectif des opérations de recensement des électeurs du 24 avril à 8 heures  au 14 mai 2019 à minuit. »

 

Le personnel chargé d’inscrire les populations n’a pas été envoyé à temps à l’intérieur et à l’extérieur du pays, il y a encore beaucoup de localités à l’intérieur qui n’ont toujours pas vue l’ouverture d’un bureau d’inscription. En France, les inscriptions ont commencé début mai 2019 avec beaucoup de retard, pire, dans toute l’Europe, les mauritaniens ne peuvent voter et s’inscrire qu’à l’ambassade de la Mauritanie à Paris. Une honte pour la République Islamique de Mauritanie. Voila qui nous fait douter de la capacité même de l’organisation d’une élection transparente par cette CENI suite aux énormes manquements organisationnels au démarrage des inscriptions sur la liste électorale.

Peut-on parler de la précampagne électorale de Ould GhaZouani et sa” bande “ à deux mois des élections présidentielles ? Aucune candidature n’a encore été validée par la dite commission électorale indépendante “ fruit d’une mascarade politique qui ne dit pas son nom. La Mauritanie est t- Elle entrain de nous léguer une leçon de démocratie version Rim (rien n’est impossible en Mauritanie) ; le régime militaire dictatorial de Mouhamed Ould Abdel Aziz ambitionne toujours de régner sans partage dans sa tradition Gabégiste.

L’éventuelle élection probable en l’absence d’un sursaut populaire permettra à Ghazouani, l’autre Aristote de la délinquance économique de régner en toute impunité. En juin prochain la Mauritanie sera t’elle reparti pour encore 10 ans d’esclavage, de discriminations raciale, d’absence de règlement du passif humanitaire, d’une justice inégalitaire, guidée par la main invisible du ”Tyran ”.

 

Le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée par les parties. Il prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression. La justice étatique décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit, d’où l’intérêt de faire appel aux modes amiables de règlement des conflits. N’a-t-on pas coutume de dire : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». La justice amiable constitue une thérapie qui a pour but de briser le cercle infernal de la violence et de la contre violence afin de rétablir l’harmonie et la paix sociale. En effet, si jadis la fierté d’un Soninké, c’était de se glorifier de ne jamais mis pied au commissariat, aujourd’hui le voilà grimper la marche du palais de justice français. C’est peut-être la fin du royaume Soninké du 21eme siècle ou du moins le souverain mésopotamien du VIIème siècle.

Le colonel Sidi Ould Bilal a été demis de toute fonction et astreint à se présenter chaque Jour à l'État major des forces armées pour signature. Le motif reproché à cet officier de haut rang avec une plume d’or, est, qu'il a publié un livre intitulé : « la Mauritanie, la racine » dans le quel, il  remet en surface les discriminations dans les quelles vivent les Haratine. Il  nous a édifiés sur les origines de l’ensemble des composantes nationales y compris les différentes tribus maures méconnues. Cela n’a pas plu la hiérarchie militaire qui lui  vaut la révocation purement et simplement au sein de l’armée. Apparemment, la grande marche du président Mohamed Ould Abdel Aziz contre les discriminations, le racisme, le discours haineux en janvier 2019, la hiérarchie militaire n’est pas concernée par l’application de loi au point de limoger un haut gradé en ayant dénoncé le racisme et l’exclusion. L’acte est tellement inqualifiable que nous avons décidé de publier les extraits du livre en question.

 

VII LE DEBAY

 

P-75 à 79 : Le debay (ou edebay) est un village harratine, c’est le singulier de adouaba ; cette appellation est une déformation linguistique du mot débéh, qui se traduit en dialecte soninké, par village. Le debay harratine se veut une réplique du débéh soninké avec ses édifices et ses configurations architecturales. Les cases qui font offices de logements sont disposées suivant la même anarchie des tentes d’un campement de nomade. En réalité, les adouaba n’ont de village que leur appellation, se sont de véritables hameaux, ou régne la pauvreté, les maladies et la misére ; des taudis dans lesquels, est confinée la population harratine.

 

8 mars est la fête de la femme, nous rendons un vibrant hommage  aux braves femmes de l’ONG IRA-Mauritanie, parce qu’elles le méritent amplement. Ce n’est pas facile d’être une femme combattante, active sur le terrain, surtout, en face d’un régime qui n’a aucun respect moral ni physique  envers  la femme. Il faut être courageux, engagé surtout  pour supporter ce que supporte ces femmes au sein IRA-Mauritanie.  

 

Ces femmes ont subi des violences gratuites, martyrisées sur le terrain publiquement, pourchassées dans les rues avec des gourdins de la police politique, humiliées, persécutées depuis plus  de 10 ans par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz et ses hommes de main. Parce qu’elles refusent d’être des objets à la solde d’un système qui les chosifie. Bien évidement, elles exigent la fin de l’esclavage sous toutes ses formes. Quatre vingt dix pour cent des victimes de l’esclavage sont des femmes et  les enfants.

 

En 2012, le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses compagnons ont risqué leurs vies en incinérant symboliquement le code négrier méconnu par la communauté internationale qui rendait la pratique de  l’esclavage dans sa forme la plus odieuse licite.  En se parcourant les extraits de ces livres qui ont été symboliquement brûlés (Moukhtassar Khalil),  qu’on  trouve dans toutes les bibliothèques traditionnelles du pays et que les mauritaniens récitent par cœur. Quelques exemples de cet exégèse confondu, à tort, par certains dans  la religion, malgré qu’il entretient une propédeutique éloignée de la vraie foi.