مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE
IRA, RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001
Déclaration
Arrestation de la journaliste et militante de IRA, Warda Ahmed Souleymane
Dans un geste typique des régimes arbitraires et policiers, le régime du général Mohamed OuldGhazouani a déféré, mardi 1er avril 2025, la militante des droits de l’homme et journaliste, membre de la commission de communication de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Warda Ahmed Souleymane, en prison. Cette décision fait suite à une plainte déposée par Khatri Ould Dja, connu pour son rôle de d’insulteur et diffameur public, dressé par la police politique mauritanienne contre les défenseurs des droits humains luttant contre l’esclavage et l’oppression des personnes d’ascendance africaine.
L’activiste Warda Ahmed Souleymane a refusé de garder le silence sur les obscénités proférées par cet agent contre l’IRA et ses symboles. Lorsqu’elle a comparu devant le juge d’instruction, elle a refusé de parler sans la présence du plaignant et a rejeté l’approche d’intimidation du système judiciaire servile au profit du bloc ethnique et oligarchique dominant. Les militants les plus fragiles sont quelques fois perdus et forcés à la capitulation honteuse et publiques car pris en tenaille dans la coordination entre les indicateurs, les juges et les officiers de police judiciaire, tous agissant avec zèle et impunité en faveur de la reddition du contestataire.
Warda n’a pas cédé et a refusé de se soumettre au dictat politique de la police et la justice politiques mauritaniennes. Donc elle doit aller en prison pour donner l’exemple aux autres militants du courant IRA qui sont dans le collimateur des policiers.
Nous, commission de communication de l’IRA :
1. Condamnons dans les termes les plus forts l’emprisonnement arbitraire d’un des nôtres et exigeons sa libération immédiate et sans condition.
2. Défendons la liberté d’expression comme un droit fondamental et non négociable.
3. Condamnons l’utilisation des autorités judiciaires comme outil pour régler des comptes politiques contre des militants pacifiques.
4. Affirmons notre volonté de prendre toutes les mesures pacifiques pour obtenir la libération de notre camarade et défendre les droits et les libertés.
5. Pensons que ces actions et jugements hâtifs sont en contradiction avec la pression que le régime fait pour emmener les acteurs à participer à son « fameux » dialogue.
6. Prenons à témoin l’opinion publique nationale et internationale de cette violation flagrante de la liberté d’expression, car ce qu’a exprimé l’activiste Warda Ahmed Souleymane s’inscrit dans le cadre de la liberté d’expression garantie par la loi nationale et les accords internationaux ratifiés par la Mauritanie.
Nouakchott, 02/04/2025
La commission de communication